Communiqués de presse

26. novembre 2020

Le plus grand risque est la pénurie d’électricité

Le rapport sur les risques 2020 de l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) est paru aujourd’hui. Comme dans le rapport de 2015, il identifie explicitement le risque d'une pénurie d’électricité de longue durée en hiver comme le principal risque pour la Suisse. Cela souligne l’importance fondamentale de la sécurité de l’approvisionnement électrique pour le fonctionnement du pays. Utiliser et conserver l’ensemble des sources d’électricité indigènes est essentiel. Cela concerne aussi l’énergie nucléaire, qui fournit un tiers du courant suisse respectueux du climat.

L’analyse nationale des risques "Catastrophes et situations d’urgence en Suisse" de l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) a été publié le 26 novembre. Il analyse la probabilité d’occurrence de 44 dangers concernant la protection de la population, et l'ampleur possible des dommages.

Comme dans le rapport de 2015, le principal risque identifié est celui d’une pénurie grave d’électricité de 30% de l’approvisionnement électrique durant plusieurs mois en hiver. Les conséquences économiques de ce scénario sont même considérées comme plus importantes qu’en 2015, tandis que les dommages aux personnes attendus ont, eux, sensiblement diminué. On estime le dommage total à environ 180 milliards de francs. La fréquence d’occurrence d’un tel évènement est en hausse par rapport à 2015. Elle est estimée à une fois tous les 30 à 50 ans, une fréquence préoccupante.

La sécurité de l’approvisionnement électrique est fondamentale
Le fait que la pénurie d’électricité représente le principal risque est compréhensible. Une panne d’électricité plongerait le pays dans une crise grave avec des conséquences énormes pour l'économie et la société. Une importance plus grande doit donc être accordée à la sécurité de notre approvisionnement électrique. L'infrastructure actuelle, composée à plus de 90 pour cent d’hydraulique et de nucléaire, doit être conservée parallèlement à la réalisation d’autres modes de production d’électricité respectueux du climat. Cette mission majeure nécessite le soutien plein et entier de la politique.

Les centrales nucléaires existantes sont indispensables
Les centrales nucléaires suisses fournissent en moyenne un tiers du courant suisse, et même jusqu’à la moitié en hiver, quel que soit le temps, l’heure de la journée et la saison. L’électricité qu’elles produisent est essentielle notamment en hiver, car elle est non seulement fiable mais aussi respectueuse du climat. L’exploitation à long terme des centrales nucléaires suisses contribue ainsi de manière décisive à réduire la dépendance de la Suisse vis-à-vis des importations. Grâce à une production indigène élevée, l'énergie nucléaire est un pilier central de la sécurité de notre approvisionnement, au même titre que la force hydraulique. Si nous voulons pouvoir garantir un approvisionnement électrique stable et abordable, nous devons continuer à utiliser l’ensemble des sources d’électricité respectueuses du climat.

Pour de plus amples renseignements:
Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

06. novembre 2020

Journée de la recherche swissnuclear: La recherche nucléaire suisse reste à la pointe

La Journée de la recherche swissnuclear s’est déroulée le 5 novembre – pandémie oblige, de manière virtuelle et avec un nombre réduit de chercheurs et de projets de recherche. Les travaux présentés témoignent du très haut niveau de la recherche nucléaire suisse au plan international. Ils fournissent des informations précieuses pour continuer à optimiser l’exploitation sûre des centrales nucléaires, l’exploitation à long terme, la gestion du vieillissement, ainsi que la gestion sûre des déchets radioactifs.

Les deux écoles polytechniques fédérales de Lausanne et de Zurich proposent des filières de génie nucléaire. Et le centre dédié à la recherche nucléaire suisse se trouve à l’Institut Paul-Scherrer, à Villigen (AG). Le domaine de recherche Énergie nucléaire et sûreté (NES) comprend sept laboratoires de recherche, qui emploient quelque 230 scientifiques et techniciens hautement spécialisés, dont 50 doctorants et 30 post-doctorants. S’ajoutent 50 collaborateurs du domaine Radioprotection et démantèlement. Les exploitants des centrales nucléaires suisses soutiennent depuis toujours les activités de recherche menées au sein de ces laboratoires.

Une sélection de travaux est présentée à l’occasion de la Journée de la recherche swissnuclear. Cet évènement, proposé à la branche, aux hautes écoles, à l’économie et au public intéressé, est aussi l’occasion d'échanger. Il avait été organisé initialement au printemps dernier à la centrale nucléaire de Leibstadt, mais avait dû être repoussé en raison de la pandémie de Corona. La première partie s’est déroulée le 5 novembre, de manière virtuelle.

La conservation des compétences dans le domaine nucléaire est essentielle à la sécurité

Les travaux de recherche nucléaire menés au PSI portent avant tout sur l’exploitation sûre des réacteurs à eau légère suisses, sur les matériaux, sur la gestion du vieillissement, et sur la sécurité à long terme dans le cadre du stockage géologique profond.

Le responsable du domaine de recherche, Andreas Pautz, a souligné l’importance de ces activités pour les centrales nucléaires suisses:

«La plupart des projets de recherche présentés à l’occasion de la Journée de la recherche ont un lien avec la sécurité nucléaire, que cela soit dans le cadre du fonctionnement normal des centrales nucléaires, en dans des scénarios d’accident, ou en matière de stockage en couches géologiques profondes. Les infrastructures scientifiques uniques du PSI, telles que les cellules chaudes et les bancs d’essai thermohydrauliques, revêtent une importance majeure. Chaque projet contribue à la formation de scientifiques hautement qualifiés. Et à l’inverse, le travail de ces derniers est primordial pour maintenir des standards de sécurité élevés au sein des installations. Les projets de recherche sont donc essentiels pour conserver les compétences et encourager la relève.»

Lors de la journée du 5 novembre, le Laboratoire de physique des Réacteurs et de Thermohydraulique et le Laboratoire chargé de la gestion des déchets ont été présentés, ainsi que six de leurs projets. C'était le cas notamment d’un modèle de calcul précis du dégagement de chaleur du combustible nucléaire usé. Cette valeur est importante pour pouvoir garantir le confinement sûr du combustible dans un dépôt profond. Des activités de recherche du PSI portant sur des gaines de combustible avancées ont également été présentées. Celles-ci doivent offrir une meilleure protection contre la libération de radioactivité en cas de scénarios d'accident. Dans les deux domaines, le PSI mène des travaux expérimentaux et procède également à des simulations par ordinateur.

La recherche nucléaire suisse reste dans la course au niveau international

La recherche nucléaire suisse reste à la pointe de la recherche nucléaire internationale. Une grande partie des travaux de recherche s’inscrivent dans le cadre de projets internationaux et reposent sur des collaborations multi- ou binationales, notamment au sein du programme de recherche européen (EURATOM), avec les États-membres de l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE, et au sein de programmes de recherche coordonnés de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ainsi, dans le cadre d’EURATOM, le PSI mène des travaux sur les caractéristiques de sécurité et la durabilité des réacteurs avancés, par exemple sur des petits réacteurs modulaires (SMR), et sur l’optimisation et la fermeture du cycle du combustible.

L’énergie nucléaire est désormais reconnue en tant que source d'énergie respectueuse du climat, et à ce titre en tant que partie de la solution aux changements climatiques. C’est une des raisons pour lesquelles la technique nucléaire continue à fasciner et à motiver les chercheurs, toutes générations confondues. Alexander Wolfertz, doctorant, a ajouté à ce sujet: «Ce qui me fascine le plus dans le travail scientifique dans le domaine nucléaire, ce sont les problématiques complexes à la fois sur le plan scientifiques et technique. Les conditions souvent très exigeantes, telles que la radioactivité et la pression élevées, nécessitent parfois des solutions innovantes même pour répondre à des problèmes du quotidien.»

Les dates de la deuxième et de la troisième partie de la Journée de la recherche swissnuclear seront communiquées sur le site internet de swissnuclear.

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

12. octobre 2020

L’exploitation à long terme des centrales nucléaires, facteur clé de la Stratégie énergétique 2050

Si la Suisse veut continuer à être approvisionnée, de manière suffisante, en une électricité respectueuse du climat, elle devra continuer à compter avec les centrales nucléaires durant encore quelques décennies. Le développement des énergies renouvelables et des systèmes de stockage associés prendra encore de nombreuses années. D’ici là, les centrales nucléaires resteront un pilier majeur de la Stratégie énergétique 2050. Elles continueront encore longtemps à fournir une part importante de l’électricité en hiver. Et elles sont parfaitement équipées pour cela. Leur sécurité n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui.

Conformément à la loi et à la volonté du peuple, en Suisse, les centrales nucléaires actuelles peuvent continuer à fonctionner aussi longtemps qu’elles sont sûres. Trois des quatre réacteurs sont déjà en exploitation à long terme. Autrement dit: ils sont connectés au réseau depuis plus de 40 ans. La prise de position de swissnuclear explique ce que désigne l’exploitation à long terme.

L’exploitation à long terme est déjà une réalité
Les centrales nucléaires suisses peuvent sans problème fonctionner même au-delà de 50 ans. L’exploitation à long terme est sûre sur le plan technique grâce à des travaux de maintenance, de rééquipement et de modernisation permanents, et les installations satisfont les standards de sécurité les plus élevés. D’une part, les exploitants rendent possible l’exploitation à long terme grâce à une gestion du vieillissement prudente. D'autre part, celle-ci est soutenue par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), qui formule de manière continue des exigences réglementaires correspondantes et contrôle régulièrement la sécurité des centrales nucléaires.

Un facteur de réussite majeur pour la Stratégie énergétique 2050
Pour conserver un approvisionnement sûr en une énergie respectueuse du climat, la Suisse aura encore besoin des centrales nucléaires sur le moyen terme. Celles-ci sont un facteur de réussite essentiel pour la mise en œuvre des objectifs de la politique énergétique et climatique suisse. Les énergies renouvelables, volatiles, ne pourront remplacer l’énergie nucléaire, fiable, tant qu’aucune solution abordable et écologique pour le stockage saisonnier ne sera disponible. Ainsi, l’exploitation à long terme contribue à réduire la dépendance, périlleuse, de la Suisse vis-à-vis des importations.

Le Conseil fédéral vise la neutralité carbone à l’horizon 2050. Or cette décarbonation impose des quantités importantes d’électricité supplémentaires par rapport à aujourd’hui. Et chaque kilowattheure d'électricité propre compte. L'énergie nucléaire doit être conservée le plus longtemps possible. L’exploitation à long terme des centrales nucléaires suisses est indissociable des objectifs climatiques et énergétiques de la Suisse.

Pour de plus amples renseignements et des entretiens d’information : Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

06. octobre 2020

Plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes» Le dépôt combiné est la solution la plus pertinente

Les déchets faiblement et moyennement radioactifs, mais aussi hautement radioactifs, produits par les centrales nucléaires, la médecine, l’industrie et la recherche peuvent être stockés de manière sûre soit dans deux dépôts séparés soit dans un dépôt combiné – à condition que les exigences de sûreté soient respectées. Après avoir comparé les deux options, un nouveau rapport de la Nagra conclut que le dépôt combiné est le plus pertinent aux plans écologique et économique. swissnuclear soutient donc la construction d'un tel dépôt.

Début octobre, la Nagra a publié le rapport de travail NAB 19-15. Dans celui-ci, elle procède à une comparaison, indépendante du site, entre un dépôt combiné et deux dépôts séparés en termes de procédures de construction et d’exploitation et d’impact environnemental. Le bilan est sans appel: Grâce à l’utilisation commune des aménagements, des systèmes de sécurité, de l’infrastructure d'approvisionnement et des bâtiments d’accès, le dépôt combiné induit un encombrement, un volume de construction ainsi que des quantités de roche excavée moins importants. Par ailleurs, il consommera globalement moins d’énergie et de ressources que deux dépôts séparés. Ainsi, pour des considérations d’ordre écologique, le dépôt combiné semble plus pertinent que deux dépôts séparés sur deux sites différents.

Le dépôt combiné, la solution la plus avantageuse sur le plan de l’exploitation
Les motifs d’exploitation plaident, eux-aussi, en faveur du dépôt combiné. En effet, le personnel d’exploitation pourra déjà acquérir de l’expérience et du savoir-faire lors de l’exploitation du dépôt destiné aux déchets faiblement et moyennement radioactifs. Ainsi, lorsque le dépôt destiné aux déchets hautement radioactifs sera opérationnel, il pourra intervenir de manière encore plus professionnelle, efficace et flexible. Par ailleurs, des synergies pourront être exploitées lors de l’étude géologique du sol pour les deux types de dépôts.

Les résultats du rapport de la Nagra étayent l’évaluation des exploitants nucléaires. Ils montrent en effet que le dépôt combiné constitue la solution qui permettra de préserver le mieux l’environnement et les ressources. Par ailleurs, un tel dépôt peut également être construit de manière sûre sur n’importe quel site. Tous offrent la place requise, comme l’a déjà démontré la Nagra.

La balle est dans le camp des responsables de la gestion des déchets
Conformément à la Conception générale du plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes» (OFEN, 2008), une fois la sécurité garantie, les aspects liés à l’aménagement du territoire, à l’écologie, à l’économie et à la société peuvent être pris en considération. Si un dépôt combiné ne représente aucun inconvénient au plan de la sécurité – le rapport de la Nagra mentionne même plutôt des avantages – d’après l’IFSN (2018), il revient aux responsables de la gestion des déchets d’intégrer d'autres aspects dans leur analyse pondérée et leur appréciation globale. Enfin, le fait que le dépôt combiné soit plus abordable que deux dépôts séparés sera profitable à la fois aux exploitants et à la Confédération

 

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

24. mars 2020

Pandémie de Covid-19: L’exploitation sûre des centrales nucléaires reste assurée

Les centrales nucléaires font partie des infrastructures critiques d’importance nationale. Elles sont un pilier de l’approvisionnement électrique suisse et revêtent donc une importance fondamentale pour la population et l’économie. Les exploitants assurent le fonctionnement sûr des installations même dans la situation actuelle. C’est ce qu’a réaffirmé l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Dans le cadre de la crise que nous connaissons actuellement, il est essentiel que l'électricité soit disponible à tout moment et en quantité suffisante, et que les centrales nucléaires elles-aussi continuent à apporter leur contribution sans faille à la sécurité d'approvisionnement. Les exploitants nucléaires ont pleinement conscience de cette responsabilité. Et les centrales nucléaires suisses sont bien préparées pour faire face à ce type de situation. Des concepts d’exploitation spécifiques et des plans de mesures en cas de pandémie avaient déjà été définis dans le Plan suisse de pandémie Influenza de l’OFSP, dans la première édition en date de juin 2008.

Les exploitants nucléaires ont observé avec beaucoup d'attention, depuis le début du mois de février 2020, la propagation du nouveau coronavirus, et ont pris très tôt des mesures strictes. Celles-ci visent avant tout à maintenir l’exploitation sûre des centrales nucléaires en dépit de la situation actuelle (art. 5 de la loi sur l’énergie nucléaire, relatif aux mesures de protection, à la mise en place d’une organisation appropriée et à la sécurité des installations), en protégeant la santé des collaborateurs et notamment en empêchant l’accumulation des cas de la maladie. Le nombre minimum de personnes agréées, tel que le personnel travaillant en équipes ou encore le personne de quart, est réglementé légalement. Les quelques cas de la maladie recensés dans les centrales de Gösgen et de Leibstadt n’ont aucun impact sur la sécurité de l’exploitation.

Des plans de mesures larges

Les recommandations émises pas l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les prescriptions du Conseil fédéral sont respectées. Ainsi, les collaborateurs ont été sensibilisés à leur responsabilité individuelle: respect des mesures d’hygiène requises, distanciation sociale, ou encore signalisation en cas de suspicion de la maladie. En outre, les concepts de conduite de l’exploitation et les instructions spécifiques aux centrales nucléaires, élaborés pour les cas de pandémie, s’appliquent.

Les personnes dont la présence n’est pas indispensable sur place ou dont les tâches peuvent être accomplies depuis n’importe quel endroit doivent travailler depuis chez elles. Les déplacements professionnels sont interdits. Au sein des services spécialisés importants, les équipes sont présentes à tour de rôle (télétravail / bureau) afin de diminuer le risque de propagation du virus. Les règles d’accès ont été renforcées: les collaborateurs externes ne sont autorisés à pénétrer au sein de l’installation que pour les activités essentielles à l’exploitation.

Reconnaissance par la Confédération et réaffirmation de l’IFSN

La Confédération reconnaît l’importance des centrales nucléaires en tant qu’infrastructures critiques pour le maintien de l’approvisionnement électrique suisse. Elle soutient en particulier le fait que le personnel étranger dont la fonction est essentielle au bon fonctionnement des installations puisse continuer à travailler pour l’industrie nucléaire suisse. De son côté, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a réaffirmé le fait que les installations nucléaires suisses continuent à fonctionner de manière sûre en dépit de la crise actuelle. Les exploitants ont pris les précautions requises et l’IFSN continue à réaliser l’ensemble des inspections nécessaires.

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 18, 079 129 52 27; medien@swissnuclear.ch.

10. février 2020

Production d’électricité nucléaire 2019: Les centrales nucléaires fournissent plus d’un tiers de l’électricité suisse

En 2019, les cinq réacteurs nucléaires suisses ont produit 25,373 térawattheures (TWh) nets d’électricité, soit légèrement plus que l’année précédente (24,492 TWh). La disponibilité des installations s’est établie autour de 90 pour cent, ce qui est élevé en comparaison internationale. Les centrales nucléaires suisses ont ainsi fourni plus d’un tiers de la production d’électricité indigène au cours de l’année passée. Les quatre réacteurs encore en exploitation après la mise à l’arrêt définitif de la centrale de Mühleberg continuent à apporter une contribution précieuse à notre approvisionnement électrique, sûr et respectueux du climat.

En 2019, année d’exploitation globalement calme, la production nucléaire s’est maintenue à un haut niveau. Conformément aux attentes, sa moyenne annuelle s’est établie à 25 TWh. Au total, en 2019, les centrales nucléaires suisses ont produit 25'372'927 MWh nets d'électricité (2018: 24'492'183 MWh). Ce chiffre tient compte également des 98'605 MWh que les tranches nucléaires de Beznau 1 et 2 (21'461 MWh) et de Gösgen (77'142 MWh) ont injectés sous la forme de chauffage urbain à destination des bâtiments d’habitation et des entreprises de la région.

La tranche 1 de la centrale nucléaire de Beznau a soufflé ses 50 bougies en 2019, et a conservé la même fiabilité que les années précédentes. Les réacteurs 1 et 2 ont fourni à eux deux 5,92 TWh d’électricité. Conformément à ce qui était prévu, ils ont tous les deux été déconnectés du réseau durant 40 jours dans le cadre du renouvellement du combustible et des travaux de révision. Un arrêt automatique d’urgence a été déclenché sur la tranche 1 en raison d’un dysfonctionnement dans la sous-station de Beznau. Et dans le cadre du même évènement, la puissance de la tranche 2 a été réduite pour autoconsommation. Durant l'été, la puissance de la centrale de Beznau a également été réduite pendant plusieurs jours en raison d’une décision transitoire de l’Office fédéral de l'énergie (OFEN) qui rendait obligatoire la limite de température fixée pour les cours d’eau. Par ailleurs, l’exercice général d’urgence 2019 a montré que la centrale nucléaire de Beznau était parfaitement équipée pour faire face à toutes les situations.

En 2019, la centrale nucléaire de Gösgen a elle aussi célébré son anniversaire (40 ans). Elle a produit au cours de cette année 7,82 TWh d'électricité. A l’exception des trois semaines de révision et de deux interruptions de fonctionnement, l’installation a fonctionné à pleine puissance. En février 2019, elle a été arrêtée durant deux jours suite à une fuite d’eau d'alimentation sur une conduite de mesure. Du 26 juillet au 11 août, elle a également cessé de fonctionner en raison d'un arrêt d’urgence des turbines suite un court-circuit dans l’installation électrique.

La centrale nucléaire de Leibstadt a pu à nouveau fonctionner à pleine puissance à compter de juillet 2019, ce qui lui a permis d’augmenter sa production de 13% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 8,82 TWh. Avant cela, l’installation a produit de l’électricité de manière limitée sur décision des autorités en raison des découvertes faites en 2016 sur certains crayons combustibles.

La centrale nucléaire de Mühleberg a quant à elle achevé sa dernière année d’exploitation sans qu’il ne soit procédé à aucun changement de combustible, et par là à aucun arrêt de l’installation, et a affiché une production élevée de 3,2 TWh d'électricité en 2019. Par ailleurs, l’installation s’est une nouvelle fois distinguée par une exploitation sûre et fiable, comme les 47 années précédentes.

Quasiment aucun incident important du point de vue de la sécurité

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a attesté que les centrales nucléaires suisses avaient fonctionné de manière sûre en 2019. Le nombre d’évènements devant obligatoirement être notifiés se situait également dans la fourchette des années précédentes. Sur les 30 évènements soumis à notification survenus en 2019 dans les centrales nucléaires suisses (2018: 34 évènements), 28 ont été classés au niveau 0 sur l’échelle internationale des évènements nucléaires et radiologiques INES. Un évènement concernait la centrale nucléaire de Gösgen et été classé par l’IFSN au niveau INES-1 (anomalie ayant une incidence réduite sur la défense échelonnée en profondeur), et un autre, dont l’évaluation est toujours en cours, concernait l’installation de Leibstadt. La protection radiologique du personnel et de la population a par ailleurs été garantie à tout moment. Comme les années précédentes, les rejets de substances radioactives dans les eaux usées et l’air se situaient nettement en dessous des valeurs limites, et ce pour l’ensemble des installations.

Des investissements considérables et une mise hors service

Durant les révisions annuelles, outre le remplacement du combustible et les contrôles généraux, des travaux de maintenance sur différents composants ont dû être effectués. Des investissements ont aussi été réalisés dans le rééquipement et la sécurité des installations:

  • Leibstadt: Les investissements ont concerné notamment des travaux de modernisation sur l’installation, des mesures de conservation ainsi que la sécurité. L’analyse approfondie des causes des découvertes faites en 2016 sur certains crayons combustibles a été achevée. L’exploitante a mis en œuvre les mesures d’exploitation correspondantes et utilise depuis un autre type de combustible. En 2019, l’IFSN a autorisé le retour à la pleine charge et a déclassé l’évaluation des découvertes de 2016 du niveau INES-1 au niveau INES-0.
  • Gösgen: La révision annuelle portait essentiellement sur les inspections de deux réservoirs d'injection ainsi que sur la révision d’une pompe d’eau d’alimentation et d’une pompe du condensat principal. La majorité des conduites de mesures dans la partie de l’eau d'alimentation a été remplacée, de même qu’un grand nombre de convertisseurs de mesure dans l’espace annulaire du bâtiment réacteur. Par ailleurs, des travaux ont permis d'améliorer le comportement aux vibrations sur une conduite basse pression du groupe turbo-alternateur.
  • Beznau 1 et 2: En 2019, les travaux destinés à améliorer la résistance des différents composants des installations en cas de séisme (notamment la piscine de désactivation du combustible et le système d’eau de refroidissement) ont été poursuivis. D’autres projets toujours en cours concernaient les travaux préparatoires en vue de la désaffectation à venir des deux réacteurs, l’approvisionnement électrique des pompes d’eau de refroidissement, des extensions sur les groupes diesel de secours, des installations en vue de justificatifs d’étanchéité ainsi que l’actualisation/l’établissement de justificatifs sismiques. Par ailleurs, des recombinateurs d’hydrogène supplémentaires ainsi qu’un nouveau système de commande de détection incendie ont été montés dans l’installation.
  • Mühleberg: Comme prévu, durant son dernier cycle d’exploitation – qui avait commencé après la révision annuelle de l'été 2018 – la centrale nucléaire de Mühleberg n'a été soumise à aucune révision annuelle. Le 20 décembre 2019 à 12h30, le réacteur a cessé son fonctionnement de puissance, après 47 années d’exploitation. Les travaux de démantèlement ont été lancés le 6 janvier 2020.

Un lieu de travail et de rencontre attrayant

À la fin de l’année 2019, les centrales nucléaires suisses employaient 1947 collaborateurs (2018: 1843) correspondant à 1900 emplois à temps plein. Parmi eux, 51 étaient des jeunes en formation, notamment automaticiens, électroniciens, polymécaniciens, employés de commerce, informaticiens, laborantins, et logisticiens. En outre, huit collaborateurs de la centrale nucléaire de Mühleberg ont achevé une formation dans le domaine de la radioprotection. Quelque 28’000 personnes (2018: 30’500 personnes) se sont rendues dans une centrale nucléaire suisse en 2019, que cela soit pour une visite d’exposition, une visite de l’installation, une formation continue ou une manifestation publique.

Chiffres de production des centrales nucléaires 2019 en détail (y c. fourniture de chaleur)

 

MWh bruts

MWh nets

Disponibilité en %

 

2019

2018

2019

2018

2019

2018

Beznau 1

2'974'710

2'588'023

2'834'205

2'459'951

89,6

78,7

Beznau 2

2'946'376

3'185'534

2'805'755

3'032'646

88,9

96,4

Mühleberg

3'208'590

3'066'170

3'093'176

2'953'653

100%*

92,8

Gösgen

8'240'707

8'680'941

7'820'213

8'246'753

89,4

94,1

Leibstadt

9'256'478

8'205'724

8'819'578

7'799'180

89

87,4

Total CH

26'62'6861

25'726'392

25'372'927

24'492'183

90,8

89,9

*Calcul jusqu’à l’interruption du fonctionnement de puissance le 20.12.2019

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 18, medien@swissnuclear.ch.

swissnuclear est l’association professionnelle des exploitants des centrales nucléaires suisses Axpo Power AG, BKW Energie SA, Centrale Nucléaire de Leibstadt SA et Kernkraftwerk Gösgen-Däniken AG. Elle représente les intérêts communs de ces dernières vis-à-vis du grand public, de la sphère politique et de l’administration. swissnuclear soutient les installations nucléaires dans le cadre d’une exploitation sûre et durable, mais aussi au cours des phases suivantes du cycle de vie. Par ailleurs, elle s’engage pour l’optimisation des conditions-cadres internes et externes. Les entreprises membres de swissnuclear exploitent les centrales nucléaires suisses de Beznau, Gösgen, Leibstadt et Mühleberg, qui produisent environ 35% de l’électricité nationale.

16. décembre 2019

Arrêt de la centrale de Mühleberg: Une perte pour la Suisse

La centrale nucléaire de Mühleberg cessera définitivement son fonctionnement de puissance le 20 décembre 2019. Après 47 années d’exploitation, elle sera la première centrale nucléaire suisse à être déconnectée du réseau. Il s’agit d’une perte majeure pour l’approvisionnement électrique de notre pays – notamment en hiver, et alors que la protection du climat est sur toutes les lèvres.

La mise à l’arrêt définitif de la centrale nucléaire de Mühleberg (KKM) est en préparation depuis fin 2013. L'échéance approche, l’installation sera déconnectée du réseau le 20 décembre 2019. Durant 47 ans, la KKM a produit de l’électricité de manière fiable et quasiment sans incident, affichant une disponibilité très élevée de 90 pour cent. Tout comme les autres installations nucléaires suisses, elle a fait l’objet de travaux de modernisation et de rééquipement continus. Elle sera donc mise hors service lors de sa 47e année de fonctionnement, alors qu’elle répond aux standards de sécurité les plus élevés. La Suisse doit désormais procéder au tout premier démantèlement de son histoire, et elle devra pour cela relever de nombreux défis. swissnuclear a toute confiance dans le fait que BKW parviendra à mener à bien ce projet.

Moins de courant indigène

Cette année, la KKM a produit environ 3 000 000 000 de kilowattheures (kWh) d’électricité: soit env. 5 pour cent de la consommation finale suisse: Cela correspond à la consommation moyenne de 700 000 ménages de quatre personnes durant un an. En hiver, lorsque la production d’électricité est basse, la production nucléaire, stable, représente souvent plus de 40 pour cent de la production d'électricité indigène. Ainsi, l'électricité produite à Mühleberg contribuait de manière décisive à la sécurité de notre approvisionnement électrique, en particulier en hiver et pour la Suisse romande et le canton de Berne.

Augmentation des importations, et des risques

Sans la KKM, la dépendance de la Suisse vis-à-vis des importations d'électricité de l'étranger augmentera, de même que toutes les incertitudes associées. Pour le moment, l’électricité produite à Mühleberg ne peut être intégralement remplacée par le courant renouvelable produit en Suisse. Des importations supplémentaires seront nécessaires, en particulier en hiver, alors que la Suisse est déjà tributaire de quantités importantes de courant importé. Mais le déclin de la capacité d’exportation de l’Allemagne en raison de sa sortie du charbon et du nucléaire pourrait bien mettre en péril ces importations. Il nous faudra par ailleurs adapter notre infrastructure de réseau régionale. Cela est associé à certains défis, comme le montrent les discussions sur l’augmentation de la tension de la ligne Mühleberg-Bassecourt.

La Suisse perd une partie de son électricité respectueuse du climat.

Le courant que nous importerons ne sera pas autant respectueux du climat que celui qui était produit à Mühleberg. À elle seule, la «petite» centrale nucléaire de Mühleberg a permis d'éviter plus de 50 millions de tonnes d'émissions de CO2 par rapport à une centrale à gaz à cycle combiné moderne. Cela correspond à peu près aux émissions annuelles de CO2 de l’ensemble de la Suisse. Et si, en 1972, nous avions construit une centrale au charbon à la place de la KKM, nous aurions même émis près de 130 millions de tonnes de CO2 supplémentaires – sans parler des quantités colossales de polluants atmosphériques. Ainsi, en arrêtant la centrale nucléaire de Mühleberg, la Suisse abandonne une partie son courant propre. Or dans le contexte de la décarbonisation actuelle de notre système énergétique, ce courant propre est non seulement précieux mais aussi indispensable.

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 18, medien@swissnuclear.ch.

06. novembre 2019

Révision de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion (OFDG): Des préjudices majeurs pour l’économie et la société – une limitation injustifiée des droits de propriété

En approuvant la révision de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion (OFDG), le Conseil fédéral impose des coûts supplémentaires injustifiés à hauteur de plusieurs milliards de francs aux exploitants nucléaires. En outre, l'interdiction de restitution des moyens excédentaires présents dans les fonds dépossède ces derniers, et ce par ordonnance. À cela s’ajoute le fait que la révision marginalise leur participation aux instances des fonds. Ces modifications créent un déséquilibre manifeste entre les droits et les obligations des exploitants. Ces renforcements massifs sapent la confiance dans la sécurité juridique et la sécurité des investissements. Ils doivent être rejetés, dans l’intérêt de l’ensemble de l’économie. Les exploitants se réservent le droit d’intenter une action juridique.

En dépit des nombreuses réponses s’opposant au texte initial de révision de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion (OFDG), recueillies lors de la consultation, le Conseil fédéral a malgré tout décidé de maintenir ses propositions de modification. swissnuclear a pris connaissance, avec regret, de cette décision. Certains éléments majeurs de la révision conduiront à un renforcement considérable, inutile, des conditions-cadres d’exploitation des centrales nucléaires suisses, celles-là même qui apportent une contribution précieuse à l’approvisionnement électrique de notre pays. Pour l’association professionnelle des exploitants des centrales nucléaires suisses, il n’y a bien que la suppression du supplément de sécurité forfaitaire de 30 pour cent qui mérite d’être saluée.

Des milliards de francs en moins pour investir dans l’avenir énergétique

L’abaissement du rendement réel (rendement du capital moins renchérissement) de 2 à 1,6 pour cent, à la fois pour le fonds de désaffectation et pour le fonds de gestion, n’est ni compréhensible ni justifié: les rendements réels moyens des deux fonds se situent bien au-dessus des 2 pour cent, et ce depuis leur création et en dépit des crises économiques (fin 2018: fonds de désaffectation: 3,78 pour cent, fonds de gestion: 2,94 pour cent). Alors que 2018 a été une année boursière particulièrement difficile, le rendement du capital des deux fonds s’est à nouveau établi au-dessus de 8 pour cent dès le premier semestre 2019. Par ailleurs, les deux fonds tiennent leur cap puisque fin 2018, ils affichaient à eux deux une fortune d’environ 150 millions de francs au-dessus des prescriptions actuelles.

La baisse du rendement réel entraîne une augmentation massive des contributions versées par les exploitants, sans que cela ne contribue de manière significative à la stabilité de la structure du financement. La somme en question s’élève à 900 millions de francs – des moyens qui auraient pu être investis pour la transformation du système énergétique dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050.

L’interdiction de restitution dépossède les exploitants de leur propre argent

La révision prévoit également une interdiction de remboursement des moyens excédentaires présents dans les fonds, et ce jusqu’au décompte final, c’est-à-dire jusqu’à la fermeture du dépôt en couches géologiques profondes. Or l’abaissement du rendement réel à 1,6 pour cent oblige déjà les exploitants à placer de l’argent en réserve dans les fonds, sans motif valable. Ces moyens excédentaires continueront à s’accumuler en raison de l’interdiction de restitution et des effets des intérêts. Plusieurs milliards de francs pourraient ainsi être bloqués dans les fonds durant plus d’un siècle.

Ainsi, l’interdiction de remboursement porte atteinte aux droits de propriété. Les entreprises sont de facto dépossédées, et ce par ordonnance. Cela est hautement problématique à la fois sur un plan réglementaire et politique.

Assumer ses responsabilités sans pouvoir participer?

Les exploitants nucléaires suisses doivent, aux côtés de la population, relever le défi de la transformation de l’économie électrique suisse dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050. Durant cette phase de transition, l’énergie nucléaire fournit la charge de base, indispensable. Elle contribue de manière essentielle à la sécurité d'approvisionnement demandée par la population et l’économie. Par ailleurs, les adaptations de l’OFDG génèrent des dissymétries choquantes entre les droits et les obligations des exploitants. Ce déséquilibre est visible également dans la réduction du nombre de sièges détenus par les exploitants au sein des instances des fonds, alors même que l’argent placé dans les fonds leur appartient. La participation des exploitants est ainsi marginalisée de manière injustifiée, et entraînera inévitablement une perte de compétences.

Un préjudice pour l’ensemble de l’économie suisse

La révision qui vient d’être adoptée ne portera pas préjudice uniquement au système énergétique global, mais aussi à l’ensemble de la société. Le nouveau durcissement des conditions-cadres, qui porte massivement atteinte à la liberté économique et à la sécurité juridique, instaure un climat défavorable pour les investissements. La révision est donc non seulement contre-productive mais aussi néfaste pour l’ensemble de l’économie. Et elle n’aura pas des effets uniquement sur la place industrielle suisse, mais également sur toute la population suisse.

Pour de plus amples renseignements: medien@swissnuclear.ch, tél. 062 205 20 18

 

swissnuclear est l’association professionnelle des exploitants des centrales nucléaires suisses Axpo Power AG, BKW Energie SA, Centrale Nucléaire de Leibstadt SA et Kernkraftwerk Gösgen-Däniken AG. Elle représente les intérêts communs de ces dernières vis-à-vis du grand public, de la sphère politique et de l’administration. swissnuclear soutient les installations nucléaires dans le cadre d’une exploitation sûre et durable, mais aussi au cours des phases suivantes du cycle de vie. Par ailleurs, elle s’engage pour l’optimisation des conditions-cadres internes et externes. Les entreprises membres de swissnuclear exploitent les centrales nucléaires suisses de Beznau, Gösgen, Leibstadt et Mühleberg, qui produisent environ 35% de l’électricité nationale.

 

14. octobre 2019

Le rôle de la recherche doit être clairement reconnu

Dans la cadre de la Stratégie énergétique 2050, l’énergie nucléaire continuera à apporter une contribution précieuse à la sécurité de notre approvisionnement électrique, respectueux du climat. Des conditions cadres fiables et un engagement accru de la Confédération pour la recherche et la formation de la relève dans le domaine de l’énergie nucléaire sont indispensables pour permettre l’exploitation à long terme des centrales nucléaires suisses. C’est à cette conclusion qu’arrive la dernière étude sur la situation de l’enseignement, de la recherche et de la relève dans la branche nucléaire.

L’association de branche swissnuclear et le Forum nucléaire suisse dressent régulièrement un état des lieux de l’enseignement, de la recherche et de la relève dans le domaine de l’énergie nucléaire en Suisse. La nouvelle enquête pour les années 2019-2023 montre que l’offre nécessaire en matière d’enseignement et de recherche pour permettre la poursuite de l’exploitation sûre des centrales nucléaires et la gestion des déchets radioactifs est actuellement assurée. Cependant, les besoins des exploitants en matière de recherche ont diminué suite à la décision de sortie progressive de l’atome. Le généreux financement de la recherche nucléaire tel qu’il existait jusqu’à présent, notamment dans le domaine fondamental, ne peut plus être supporté par les exploitants et va continuer à baisser au cours des années à venir.

En outre, l’état des lieux révèle que le recrutement de la relève est devenu plus difficile. Susciter l’intérêt des jeunes pour suivre une formation exigeante dans les installations nucléaires constitue un véritable défi. Ces derniers n’ont pas conscience du fait que les centrales nucléaires ne cesseront pas de fonctionner de sitôt et qu’elles offriront pendant encore des décennies des emplois variés, passionnants et sûrs, que cela soit dans le cadre de leur exploitation ou de leur démantèlement ultérieur.

Des signaux clairs pour la recherche et la relève

D'une part, l’exploitation à long terme – nécessaire – des centrales nucléaires suisses ne pourra être réalisée sans nos compétences actuellement élevées dans le domaine de la technique nucléaire. La Confédération et la société ont tout intérêt à ce que la recherche nucléaire et la formation, qui sont les garantes de l’exploitation sûre des installations actuelles, soient conservées aussi dans la perspective de la désaffectation des installations et dans le cadre de la gestion des déchets radioactifs. Et cette mission continuera à incomber aux exploitants.

D’autre part, la recherche et le développement dans le domaine de l’énergie nucléaire ne cessent de progresser au niveau international. Mais avec la diminution prévue des moyens financiers, la contribution précieuse que la Suisse apportait jusqu’à présent dans ce domaine baissera inévitablement. Pour pouvoir conserver sa place d'avant-garde au niveau mondial, la recherche nucléaire dans le domaine des EPF a besoin que les moyens actuels soient pérennisés. Cela nécessite un engagement financier accru de la part de la Confédération pour les programmes de recherche à venir. Dans le cas contraire, notre perte de compétences nous empêchera d'évaluer techniquement le développement des systèmes de réacteurs de la troisième et de la quatrième générations. Or c’est précisément ce que le Conseil fédéral et le Parlement ont souhaité éviter lorsqu’ils ont adopté la décision de sortie du nucléaire. Car une fois perdu, le savoir-faire ne peut pas être à nouveau acquis du jour au lendemain.

Pour continuer à attirer les jeunes, les métiers du nucléaire doivent offrir des perspectives motivantes. La Confédération doit reconnaître la contribution à long terme de l’énergie nucléaire dans la sécurité de notre approvisionnement électrique.

Les centrales nucléaires restent un pilier majeur de la sécurité d'approvisionnement

L’énergie nucléaire couvre plus d’un tiers du besoin en électricité de la Suisse, et fournit jusqu’à la moitié de la production d'électricité indigène en hiver. Elle joue également un rôle essentiel dans la préservation du climat. Un cadre légal fiable et juste pour permettre la poursuite de l’exploitation des centrales actuelles, et un engagement accru de la Confédération dans la recherche nucléaire sont indispensables pour que les installations actuelles continuent à contribuer à la sécurité d'approvisionnement et pour la mise en œuvre de la Stratégie énergétique 2050.

Le dossier «Lehre, Forschung und Nachwuchs in der Schweizer Kernenergie» (avec résumé en français) est disponible au téléchargement en cliquant ici ou sur downloads.

Pour de plus amples renseignements: medien@swissnuclear.ch, tél. 062 205 20 18

 swissnuclear est l’association de branche des exploitants de centrales nucléaires suisses qui défend leurs intérêts communs auprès du public, du monde politique et de l’administration. swissnuclear soutient les installations nucléaires pour une exploitation sûre et durable et dans les phases suivantes de leur cycle de vie, et s’engage en faveur de l’optimisation des conditions générales internes et externes. Les entreprises membres de swissnuclear exploitent les centrales nucléaires suisses de Beznau, Gösgen, Leibstadt et Mühleberg, qui assurent environ 35% de la production d’électricité nationale.

 

20. septembre 2019

Nouvelle enquête de Demoscope: L’énergie nucléaire est toujours nécessaire et utile

La plupart des citoyennes et citoyens suisses estiment que l’économie et la société profitent de l’énergie nucléaire, parce que cette dernière offre une grande sécurité d’approvisionnement ainsi que de l’électricité à bas prix et contribue à l’attractivité de la place économique suisse. Près des trois quarts des personnes interrogées – et donc nettement plus qu’auparavant – trouvent que grâce aux centrales nucléaires, on consomme également moins de combustibles fossiles. Par ailleurs, les sondés se posent des questions sur l’évolution de la politique énergétique, avec une majorité toujours plus large qui estime que l’énergie nucléaire est nécessaire pour la sécurité de l’approvisionnement en électricité de la Suisse.

Au cours de l’été 2019, l’institut d’études de marché Demoscope a, pour la 19e fois consécutive, mené une enquête représentative pour le compte de swissnuclear. 2200 personnes ont été interrogées dans toute la Suisse à propos de l’énergie nucléaire. Avec cette enquête régulière, swissnuclear évalue le sentiment général des citoyennes et citoyens helvétiques vis-à-vis de l’énergie nucléaire.

Un soutien constant grâce à des avantages avérés

L’enquête montre que des indicateurs importants de l’énergie nucléaire sont pratiquement restés les mêmes depuis la dernière enquête réalisée en 2017. Ainsi, la confiance dans les centrales nucléaires reste stable: une nette majorité de 65% des personnes interrogées (66% en 2017) considère que les centrales nucléaires suisses existantes sont très sûres ou plutôt sûres, et 66% souhaitent que leur exploitation continue tant qu’elles restent sûres. 59% des sondés (58% en 2017) considèrent l’électricité nucléaire comme plutôt avantageuse, et une bonne moitié (52% contre 50% en 2017) sait que l’énergie nucléaire ne génère que peu d’émissions de CO2.

La population continue à apprécier les avantages de l’énergie nucléaire: 87% des personnes interrogées trouvent que l’économie tire profit de l’énergie nucléaire – 80% grâce à la grande sécurité de l’approvisionnement, 73% à cause du bas prix de l’électricité et 42% car l’énergie nucléaire rend la place économique suisse plus attractive. Et 86% des sondés trouvent que la population profite aussi de l’énergie nucléaire. Ceci aussi, pour 72% des personnes interrogées, parce que moins de combustibles fossiles sont consommés. En 2017, cette dernière valeur se situait encore autour de 67% et était donc inférieure de 5%. Le débat sur la politique climatique semble avoir renforcé la prise de conscience de la population en faveur de l’énergie nucléaire, technologie à faibles émissions de CO2.

Doute croissant quant aux possibilités de remplacement

Cependant, il n’y a plus que la moitié des personnes interrogées pour penser que l’encouragement de nouvelles énergies renouvelables et des mesures d’économie suffiront pour renoncer à l’énergie nucléaire. Depuis 2016, cette proportion a baissé de plus de 12% pour atteindre aujourd’hui 50,2%. Il n’est donc pas surprenant que 60,5% des personnes interrogées considèrent actuellement que les centrales nucléaires existantes sont nécessaires pour l’approvisionnement en électricité de la Suisse: une augmentation de 5,9% depuis la dernière enquête.

Grande ouverture aux nouvelles technologies

La Suisse montre aussi une réjouissante ouverture à la technologie. Une majorité de 55% (53,7% en 2017) envisagerait à nouveau le recours à l’énergie nucléaire en cas d’avancées technologiques. Et avec 78,2%, ce sont plus des trois quarts de la population qui estiment qu’en Suisse la recherche et la formation en technologie nucléaire sont nécessaires pour que le pays reste aussi ouvert aux nouvelles technologies à l’avenir.

Les centrales nucléaires helvétiques couvrent environ un tiers de la consommation d’électricité suisse et fournissent presque la moitié de la production indigène au cours de l’hiver. Elles sont capitales pour la politique climatique suisse, la sécurité de l’approvisionnement du pays en électricité à long terme et la mise en œuvre de la «stratégie énergétique 2050» au cours des prochaines décennies.

Pour de plus amples renseignements: communication swissnuclear, tél. 062 205 20 18, medien@swissnuclear.ch.

swissnuclear est l’association professionnelle des exploitants des centrales nucléaires suisses Axpo Power AG, BKW Energie SA, Centrale Nucléaire de Leibstadt SA et Kernkraftwerk Gösgen-Däniken AG. Elle représente les intérêts communs de ces dernières vis-à-vis du grand public, de la sphère politique et de l’administration. Swissnuclear soutient les installations nucléaires dans le cadre d’une exploitation sûre et durable, mais aussi au cours des phases suivantes du cycle de vie. Par ailleurs, elle s’engage pour l’optimisation des conditions-cadres internes et externes. Les entreprises membres de swissnuclear exploitent les centrales nucléaires suisses de Beznau, Gösgen, Leibstadt et Mühleberg, qui produisent environ 35% de l’électricité nationale.

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