Communiqués de presse

26. février 2016

Production d’électricité 2015: En 2015, les centrales nucléaires suisses ont fourni environ un tiers de notre électricité

En 2015 aussi, les cinq centrales nucléaires suisses ont apporté une contribution importante à la sécurité de l’approvisionnement: elles ont injecté en tout dans le réseau 22,161 milliards nets de kilowattheures (kWh) d’énergie en ruban respectueuse du climat, couvrant ainsi près d’un tiers des besoins en électricité de la Suisse. Les installations de Mühleberg et de Gösgen ont quasiment égalé la production de l’année record 2014.

En 2015, la production annuelle de l’ensemble du parc de centrales nucléaires a été inférieure de 17 pour cent environ à celle de l’année précédente: elles ont, en tout, injecté 22'160'988'000 kWh d’électricité dans le réseau de transport. De plus, à elles deux, les installations de Beznau et de Gösgen ont fourni, sous forme de chaleur à distance zéro émission, 81,4 millions de kWh d’énergie (80,6 millions l’année précédente) à un grand nombre de foyers et d’entreprises artisanales de leur région.

Les causes du recul de la production sont des temps de révision plus longs afin de procéder aux opérations de remise à niveau et des interruptions de fonctionnement imprévues plus courtes. Les vérifications effectuées sur les réacteurs de Beznau ont entraîné des pertes de production prolongées à la centrale nucléaire de Beznau-2 et l’interruption provisoire de la production dans le bloc 1. Les températures de l’air et de l’eau élevées de l’été dernier ont aussi nécessité plusieurs baisses de charge.

Fonctionnement sûr

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a confirmé le fonctionnement sûr de toutes les installations, qui ont parfaitement satisfait les exigences légales. Les rejets radioactifs vis-à-vis du personnel, de la population et de l’environnement étaient comme chaque année nettement inférieurs aux seuils légaux. Tous les incidents soumis à obligation de déclaration étaient sans importance pour la sécurité. De même, deux écarts par rapport à l’exploitation normale, n’ont pas nécessité l’intervention des systèmes de sécurité, ainsi qu’en tout quatre arrêts d’urgence automatiques non programmés des réacteurs dans les centrales nucléaires de Mühleberg, de Leibstadt et de Gösgen. Les systèmes de sécurité ont parfaitement fonctionné, comme prévu lors de leur conception.

En 2015, le facteur de charge moyen des cinq réacteurs nucléaires a été de 76 pour cent (92 pour cent l’année précédente), leur disponibilité de l’ordre de 70 pour cent. En Suisse, ces deux valeurs se situent normalement nettement au-dessus de la moyenne internationale de 70 à 75 pour cent. La centrale nucléaire de Mühleberg fait figure d’exception, atteignant en 2015 une remarquable disponibilité de 92 pour cent.

Rénovations régulières

Entretien et  modernisation des installations font partie intégrante des révisions annuelles. Outre le remplacement planifié des assemblages combustibles et les programmes de contrôles réguliers approfondis, différents travaux supplémentaires ont eu lieu en 2015:

  • Beznau 1&2 : les deux couvercles des cuves des réacteurs ont été remplacés à titre préventif. Le matériau de base des cuves a été contrôlé par des techniques ultramodernes de mesure par ultrasons. Des études complémentaires des résultats des mesures dans le matériau du bloc 1 sont encore en cours. Une alimentation électrique de secours autonome supplémentaire a été réalisée dans deux bâtiments séparés. Enfin, un système moderne d’information sur l’installation a été installé dans les deux blocs.  
  • Mühleberg: même si, en 2019, cette installation ne sera plus en mode production, une alimentation de secours en eau de refroidissement allant du réservoir surélevé au bâtiment du système de commande de secours SUSAN a été réalisée. De plus, la grue rotative du bâtiment du réacteur a été modernisée selon les standards les plus récents.
  • Leibstadt: 30 barres de commande et 14 entraînements de barres de commande ont été remplacés et les travaux de préparation de grands projets, comme, par exemple, le remplacement prévu du condensateur principal, ont été réalisés.
  • Gösgen: de nouveaux systèmes de diagnostic des vibrations ont été installés dans la salle des machines et le deuxième moteur de pompe de l’eau de refroidissement principale a été remplacé.

Un lieu de travail et de rencontre intéressant

Fin 2015, les centrales nucléaires suisses employaient 1911 collaborateurs qualifiés (1871 emplois à plein temps). 53 jeunes suivaient une formation professionnelle d’automaticiens, polymécaniciens, employés de commerce, informaticiens, logisticiens et agents d’exploitation. Au total, 41'600 personnes ont fréquenté une centrale nucléaire suisse, que ce soit pour une visite guidée de l’exposition, pour la formation continue ou pour une manifestation publique.

Au service de la sécurité de l’approvisionnement

Les Suisses souhaitent de l’électricité suisse et un approvisionnement sûr en courant. C’est ce que vient confirmer l’enquête d’opinion représentative organisée chaque année (DemoSCOPE pour le compte de swissnuclear), qui a eu lieu à l’automne 2015. Elle a conforté le résultat de l’année précédente: les trois quarts de la population souhaitent qu’à l’avenir aussi notre électricité soit produite en Suisse. De même, le tournant énergétique ne doit pas accroître la dépendance de la Suisse vis-à-vis de l’étranger (77%) et ne doit en aucun cas menacer la sécurité de l’approvisionnement (87%). Et 71% des sondés estiment toujours que les centrales nucléaires suisses sont sûres. 66% désirent donc que les centrales nucléaires continuent à être exploitées tant qu’elles sont sûres.

Chiffres de production des centrales nucléaires suisses en 2015 en détail (y compris la fourniture  de chaleur)

 

Brut MWh

Net MWh

Facteur de charge en %

 

2015

2014

2015

2014

2015

2014

KKB1

655'314

3'044'014

620'915

2'920'610

19,7

91,4

KKB2

2'109'481

3'180'159

2'021'541

3'053'517

63,4

95,5

KKM

3'061'470

3'154'840

2'948'810

3'040'059

90,2

92,3

KKG

8'399'465

8'452'176

7'971'204

8'021'577

90,5

92,1

KKL

9'030'325

9'908'386

8'598'518

9'457'597

80,5

88,71

Total CH

23'256'055

27'739'575

22'160'988

26'493'360

75,9

92

Pour de plus amples renseignements: Patrick Jecklin, responsable de la communication de swissnuclear, tél. 062 205 20 10, patrick.jecklin@swissnuclear.ch

30. novembre 2015

Résultats de la toute dernière enquête sur l’énergie nucléaire: La population suisse ne veut pas limiter les durées d’exploitation des centrales nucléaires

Six citoyens suisses sur dix considèrent les centrales nucléaires existantes comme nécessaires à l’approvisionnement en électricité. Il n’est donc pas surprenant que 66% d’entre eux estiment que les centrales nucléaires doivent continuer à être exploitées tant qu’elles sont sûres, plus que 70% des personnes interrogées étant convaincues de leur sécurité. C’est ce que révèle la dernière enquête que l’institut d’études de marché Demoscope a menée en octobre 2015 pour le compte de swissnuclear.

Pour la 16e fois consécutive, l’institut d’études de marché Demoscope a réalisé pour le compte de swissnuclear un sondage représentatif de grande envergure, auquel ont participé 2207 personnes de Suisse alémanique, de Suisse romande et du Tessin. L’objectif de cette enquête annuelle est de mesurer l’état d’esprit dominant dans la population helvétique par rapport à l’énergie nucléaire et à la politique énergétique. Les résultats de cette année témoignent d’un vote sans ambiguïté.

Exploiter les avantages de l’énergie nucléaire

Dans l’ensemble, une majorité des personnes interrogées (58%) considère que les centrales nucléaires existantes sont nécessaires pour l’approvisionnement en électricité de la Suisse. Et 61% d’entre elles sont conscientes du fait que les centrales nucléaires produisent de l’électricité à un coût avantageux (63% l’année dernière). Avec 71% (78% l’année dernière), la grande majorité des Suisses est également convaincue de la sécurité des centrales nucléaires – en Suisse alémanique, il s’agit même de 74%. Elles reconnaissent ainsi la forte culture de la sécurité des centrales nucléaires suisses, également confirmée par le test de résistance de l’UE réalisé en 2012. 66% (70% l’année dernière) se prononcent donc contre une limitation des durées d’exploitation: les centrales nucléaires suisses doivent continuer à être exploitées aussi longtemps qu’elles sont sûres.

Pas de concessions sur la protection du climat dans le cadre du tournant énergétique

Les personnes interrogées ont également des positions claires sur le tournant énergétique: 88% d’entre elles (89% l’année précédente) pensent que le tournant énergétique ne doit en aucun cas menacer la sécurité de l’approvisionnement. Et pour trois bons quarts des interrogés (78%, 79% l’année précédente), il est particulièrement important que le tournant énergétique ne rende pas la Suisse encore plus dépendante de l’étranger pour l’approvisionnement en électricité. Par conséquent, notre électricité doit également, à l’avenir, être produite en Suisse: trois personnes interrogées sur quatre (75%, 74% l’année précédente) se prononcent pour une autonomie la plus grande possible dans le domaine de l’approvisionnement en électricité. Enfin, pour 83% des personnes interrogées, il est important que le tournant énergétique ne soit pas le prétexte pour faire des concessions sur la protection du climat, ce qui plaide en faveur de l’énergie nucléaire, respectueuse de ce dernier, car avec 24 g de CO2/kWh d’électricité, c’est la technologie de production de courant de Suisse la plus respectueuse du climat, directement derrière l’énergie hydraulique (14 g de CO2/kWh).

Pour de plus amples renseignements: Patrick Jecklin, responsable communication de swissnuclear, tél. 062 205 20 10, patrick.jecklin@swissnuclear.ch.

19. novembre 2015

Les exploitants des centrales nucléaires déposent un recours contre l’ordonnance sur les comprimés d’iode

L’ordonnance révisée sur les comprimés d’iode entrée en vigueur début 2014 contient des mesures contreproductives. Le nouveau régime de distribution, en particulier, ne peut être défendu objectivement. Conjointement, les centrales nucléaires ont donc déposé auprès du tribunal administratif fédéral le recours annoncé en juin 2014 contre l’injonction de la pharmacie de l’armée.

Le 19 octobre 2015, les exploitants des centrales nucléaires suisses ont reçu de la pharmacie de l’armée l’injonction de payer les comprimés d’iode conformément aux prescriptions de l’ordonnance révisée sur les comprimés d’iode. Comme annoncé en juin 2014, les exploitants des centrales nucléaires ont entrepris des démarches juridiques contre le nouveau régime de distribution: le 19.11.2015, ils ont déposé un recours en la matière auprès du tribunal administratif fédéral.

L’ordonnance sur les comprimés d’iode régit l’approvisionnement de la population en comprimés d’iodure de potassium, pour le cas très improbable d’un accident grave avec rejet de quantités significatives de substances radioactives. Jusqu’à présent, les comprimés d’iode étaient distribués à tous les foyers, écoles et entreprises situés dans un rayon de 20 kilomètres autour d’une centrale nucléaire. Pour la population plus éloignée, ils étaient stockés de manière centralisée. L’ordonnance révisée prévoit désormais que les comprimés d’iode soient aussi distribués à toutes les personnes dans un rayon de 20 à 50 kilomètres autour d’une centrale nucléaire.

Les exploitants des centrales nucléaires reconnaissent les efforts de la Confédération visant à renforcer la protection d’urgence au travers des recommandations du groupe de travail interdépartemental de la Confédération pour examiner les mesures de protection de la population en cas d’événements extrêmes (IDA NOMEX). La mise à disposition adaptée de comprimés d’iode est donc incontestée. En revanche, les exploitants refusent que les dépenses soient multipliées par plus de trois sans gain de sécurité pour une distribution à toutes les personnes dans un rayon de 50 km et que les nouvelles prescriptions génèrent un sentiment d’inquiétude au sein de la population.

La sécurité et la protection de la population doivent demeurer une priorité absolue dans l’exploitation des centrales nucléaires. Par la voie juridique, swissnuclear demande donc à présent que le régime de distribution soit réexaminé sans précipitation.

Informations de fond:

Communiqué de presse du 3 juin 2014

Pour plus d’informations: Patrick Jecklin, responsable de la communication, tél. 062 205 20 14, patrick.jecklin@swissnuclear.ch

25. mars 2015

Révision de l’ordonnance sur la responsabilité civile en matière nucléaire: un inutile renforcement de la couverture de transport

Olten, 25.03.2015. Les accords internationaux sur la responsabilité dans le domaine de l’énergie nucléaire ne traitent pas les transports nucléaires comme un risque séparé et prévoient pour eux une couverture réduite par une assurance. Le Conseil fédéral a ratifié ces accords. En adoptant l’ordonnance révisée sur la responsabilité civile en matière nucléaire (ORCN), il renforce à présent l’obligation de couverture pour les transports nucléaires: à l’avenir, chaque transport devra être séparément couvert par une assurance. La nouvelle réglementation est techniquement mauvaise, contredit le sens et l’esprit des accords internationaux, soutenus par les exploitants, et ne repose sur aucune base légale.

 

Pour le Conseil fédéral, les centrales nucléaires suisses jouent un rôle majeur dans le cadre de la stratégie énergétique 2050. C’est ce qu’il écrit dans son message sur le premier paquet de mesures. Cela est d’autant plus incompréhensible que le Conseil fédéral durcit continuellement les conditions encadrant l’énergie nucléaire par le biais des révisions d’ordonnances. C’est également le cas avec l’ORCN révisée, que le Conseil fédéral a adoptée aujourd’hui.

L’ORCN révisée contredit le sens et l’esprit des accords internationaux

En 2008, la loi sur la responsabilité civile en matière nucléaire (LRCN), sur laquelle se base l’ordonnance, a uniquement été révisée dans le but de mettre en œuvre les protocoles de révision de la Convention de Paris et de la Convention additionnelle de Bruxelles sur la responsabilité dans le domaine de l’énergie nucléaire et le protocole commun correspondant. Ces conventions ne prévoient pas de séparation ni de cumul des risques de transport, bien au contraire: les accords internationaux entendent plutôt prévoir, pour la responsabilité et la couverture des risques de transport, un montant de responsabilité plus faible que celui d’une centrale nucléaire. Alors que dans son message sur la révision de la LRCN, le Conseil fédéral attire lui-même l’attention sur cette exception possible dans plusieurs passages, il décide précisément du contraire avec la nouvelle ordonnance. Du point de vue de la branche, ce durcissement ne repose donc sur aucune base légale.

Une séparation inutile du risque de transport

Les exploitants soutiennent les accords internationaux et ainsi l’adaptation des montants de couverture. Le renforcement prévu par l’ordonnance révisée est parfaitement incompréhensible d’un point de vue technique et inconcevable pour la branche: il accable les propriétaires d’installations nucléaires en les obligeant à payer des primes d’assurance supplémentaires inutiles jusqu’à l’arrêt de leurs installations. Et cela parce que l’obligation de couverture est renforcée pour les transports de matières nucléaires non faiblement actives, imposant que chacun de ces transports, en tant que fait constitutif de responsabilité séparé, soit astreint à un montant de couverture identique à celui de l’exploitation d’une installation nucléaire.

Le durcissement croissant des conditions encadrant l’énergie nucléaire, particulièrement aggravé par l’ORCN révisée, diminue une fois de plus la compétitivité internationale du secteur de la branche suisse de l’électricité.

Pour de plus amples renseignements: Patrick Jecklin, responsable communication, tél. 062 205 20 14

patrick.jecklin@swissnuclear.ch

02. mars 2015

Une valeur sûre: l’électricité en provenance des centrales nucléaires suisses

Olten, le 3 mars 2015. En 2014, 24 heures sur 24, les cinq centrales nucléaires helvétiques ont alimenté la Suisse en précieuse énergie en ruban avec une grande fiabilité. Grâce à leur fonctionnement sans faille, elles ont injecté en tout dans le réseau 26,412 milliards de kilowatts-heures (kWh) de courant électrique respectueux du climat, presque 6% de plus que l’année précédente.

Les centrales nucléaires suisses peuvent être satisfaites de l’année qui vient de se terminer. Après trois ans pendant lesquels d’importants travaux de rénovation avaient entraîné une baisse de la production, celle?ci a recommencé à augmenter. Au total, 26’412‘746’000 kWh de courant ont été injectés dans le réseau de transport. De plus, les installations de Beznau (21,5 millions de kWh) et de Gösgen (59,1 millions de kWh) ont livré en tout 80,6 millions de kWh d’énergie (contre 77,1 millions l’année précédente), sous forme de chaleur à distance zéro émission, à un grand nombre de foyers et d’entreprises artisanales de leur région.

Un fonctionnement fiable

Dans l’ensemble, l’exploitation des installations s’est déroulée conformément aux prévisions. Tous les incidents soumis à obligation de déclaration étaient sans importance pour la sécurité. En 2014, comme les années précédentes, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a jugé que le fonctionnement des centrales nucléaires suisses était sûr. La radioprotection du personnel et de la population a été garantie en permanence. Comme chaque année, les émissions de substances radioactives se situaient largement en dessous des faibles valeurs limites légales.

Il y a eu peu d’interruptions de l’exploitation imprévues: dans le bloc 1 de la centrale nucléaire de Beznau (KKB), la réparation d’une conduite de vidange dans le circuit primaire du système auxiliaire d’eau de refroidissement a nécessité un arrêt de 15 jours environ. La centrale nucléaire de Leibstadt (KKL) a été hors service pendant une journée en raison d’un arrêt automatique du réacteur.

Des investissements ciblés

Depuis la mise en service des centrales nucléaires suisses, leurs exploitants investissent régulièrement dans la sécurité et la modernisation des installations. Au cours de l’été 2014, chaque installation a procédé à d’importantes opérations programmées de révision et de maintenance, avec remplacement des assemblages combustibles, auxquelles se sont ajoutés différents travaux supplémentaires:

  • Beznau1&2: travaux préparatoires pour les grands projets AUTANOVE (alimentation électrique de secours autonome), HERA (remplacement du couvercle de la cuve du réacteur) et NEXIS (remplacement du système d’information de la centrale). Ces nouveaux systèmes et composants seront installés en 2015.
  • Mühleberg: différentes mises à niveau et contrôles approfondis sur l’enveloppe du cœur du réacteur: la stabilité continue à être garantie, tant en fonctionnement normal qu’en cas d’incident.
  • Leibstadt: remplacement de l’installation de sécurité terminé, différents travaux préparatoires pour de grands projets à venir.
  • Gösgen: modernisation de la technique de contrôle-commande du réacteur, remplacement de deux préchauffeurs basse pression et optimisation de la protection contre les inondations et les tremblements de terre.

Fort taux de disponibilité

En 2014, le facteur de charge des cinq réacteurs nucléaires était de 92% (86,4% l’année précédente), leur disponibilité de 92,8%. Avec 93%, l’installation de Mühleberg a même connu le taux de disponibilité le plus fort depuis sa mise en service. Ces valeurs parmi les meilleures mondiales prouvent le bon état des centrales nucléaires suisses et leur importance pour une alimentation fiable du pays en énergie en ruban à coût avantageux.

Des employeurs intéressants

En 2014, les centrales nucléaires suisses employaient environ 2000 personnes hautement qualifiées (1922,1 emplois à plein temps), qui s’engagent quotidiennement pour le fonctionnement irréprochable des installations. 57 jeunes - dont des électroniciens, des polymécaniciens, des commerciaux, des laborantins, des gestionnaires - y étaient en formation professionnelle. Des personnes de tout âge sont toujours intéressées par un travail dans les centrales. À elle seule, la centrale nucléaire de Leibstadt a remplacé les titulaires de 31 postes en raison de l’actuel renouvellement de génération.

Une reconnaissance qui fait plaisir

L’attitude de base de la population vis-à-vis des centrales nucléaires suisses demeure positive: comme le montre un sondage représentatif annuel (sondage d’opinion effectué par DemoSCOPE pour le compte de swissnuclear) réalisé à l’automne 2014, plus de 77% des personnes interrogées sont convaincues de la sécurité des centrales nucléaires suisses. De plus, les trois quarts environ des sondés ne souhaitent pas renoncer à l’autonomie pour l’alimentation en électricité, à laquelle les centrales nucléaires contribuent de façon décisive. Une majorité croissante, qui est désormais de 70%, souhaite donc aussi mettre à profit les avantages de l’énergie nucléaire le plus longtemps possible et laisser fonctionner les centrales nucléaires tant qu’elles sont sûres. Le fait que 45 000 personnes aient visité le centre d’information d’une centrale nucléaire était tout aussi satisfaisant.

Chiffres de production 2014 des centrales nucléaires suisses en détail (y inclus la chaleur à distance)

 

MWh bruts

MWh nets

Facteur de charge en %

 

2014

2013

2014

2013

2014

2013

Besnau 1

3'044'014

3’207’260

2'920'610

3'078'447

91,4

96,3

Besnau 2

3'180'159

3'012'887

3'053'517

2'892'030

95,5

90,5

Mühleberg

3'154'840

3'067'590

3'040'059

2'954'713

92,3

89,8

Gösgen

8'452'176

6'772'897

8'021'577

6'410'198

92.1

74,7

Leibstadt

9'908'386

10'148'044

9'457'597

9'691'674

88,71

90,9

Total CH

27'739'575

26'208'678

26‘493‘360

25'027'062

92

88,37

Pour de plus amples renseignements: Patrick Jecklin, responsable communication de swissnuclear, tél. 062 205 20 10, patrick.jecklin@swissnuclear.ch.

03. décembre 2014

Résultats du tout dernier sondage sur l’énergie nucléaire

Plus des trois quarts des citoyennes et citoyens suisses sont convaincus de la sécurité de l’énergie nucléaire helvétique. Tels sont les premiers enseignements du tout dernier sondage que l‘Institut d’étude de marché Demoscope a réalisé en octobre 2014 pour le compte de swissnuclear. 70% exactement des personnes interrogées aimeraient que les centrales nucléaires continuent à être exploitées aussi longtemps qu’elles présentent toutes les garanties de sécurité.

Pour la 15e fois consécutive, l’Institut d’étude de marché Demoscope a réalisé pour le compte de swissnuclear un sondage représentatif de grande ampleur, auquel ont participé 2200 personnes de Suisse alémanique, de Suisse romande et du Tessin. L’objectif de ce sondage annuel est d’avoir une idée précise de l’opinion qu’ont les citoyennes et citoyens suisses au sujet de l’énergie nucléaire.

Dans l’ensemble, on peut constater une attitude positive vis-à-vis de l’énergie nucléaire

  • Le fait que l’on ait besoin des centrales nucléaires suisses est incontesté depuis le début des enquêtes en 2001. Même les débats autour de la stratégie énergétique 2050 ne changent rien à l’affaire: 63,5% des personnes interrogées sont convaincues que les centrales nucléaires existantes sont nécessaires à l’approvisionnement en électricité de la Suisse.
  • 77,6% des personnes sondées sont convaincues de la sécurité des centrales nucléaires helvétiques. Ce pourcentage a continuellement augmenté au cours des dernières années.
  • 74% des personnes interrogées veulent une autonomie suffisante en matière d’approvisionnement en électricité, ce à quoi les centrales nucléaires apportent une contribution décisive.
  • Une majorité toujours plus forte veut aussi, pour cette raison, exploiter le plus longtemps possible les avantages de l’énergie nucléaire et oppose un refus clair aux débats politiques sur la limitation de la durée d’exploitation: 70% des personnes sondées estiment que les centrales nucléaires doivent continuer à fonctionner tant qu’elles présentent toutes les garanties de sécurité (68% l’année dernière).

Compte tenu de ces positions claires et nettes, il n’est guère surprenant que 77,5% des citoyennes et citoyens helvétiques aimeraient que soit organisée une votation sur le tournant énergétique et la sortie de l’atome.

Pour de plus amples renseignements: Patrick Jecklin, responsable de la communication de swissnuclear, tél. 062 205 20 10, patrick.jecklin@swissnuclear.ch.

18. septembre 2014

Philippe Renault nouveau responsable du comité directeur de swissnuclear

Olten, 19.09.2014. Dr Philippe Renault a été désigné comme nouveau responsable du comité directeur de swissnuclear. Ce docteur en énergie civile, qui travaille déjà depuis 2008 chez swissnuclear, entrera dans ses nouvelles fonctions le 1er octobre. P. Renault vient prendre la succession de Dr Philippe Hänggi, qui travaille désormais chez BKW.

Le nouveau responsable de swissnuclear, Dr Philippe Renault, est un expert reconnu des tremblements de terre: depuis janvier 2008, il dirige la structure d’analyses des risques chez swissnuclear, dont notamment le projet PEGASOS (Probabilistische Erdbeben-Gefährdungs-Analyse für die KKW-StandOrte in der Schweiz – Analyse probabiliste des risques sismiques pour les sites de centrales nucléaires suisses). Dans le cadre de son activité pour swissnuclear, Philippe Renault a acquis de vastes connaissances sur l’énergie nucléaire. De plus, il connaît très bien le secteur suisse de l’énergie nucléaire et les autorités. Avec ceci il amène les meilleures qualifications pour gérer le bureau compétemment et de représenter avec engagement les intérêts de swissnuclear au niveau national et international.

Dr Philippe Renault est un ressortissant franco-allemand originaire du Bade-Wurtemberg. Il a fait ses études et son doctorat auprès de la RWTH d’Aix-la-Chapelle, est âgé de 37 ans, est marié et a deux enfants.

Monsieur Renault vient prendre la succession de Dr Philippe Hänggi, qui a mis sur place et dirigé le comité directeur depuis dix ans. Au 1er septembre, P. Hänggi est passé chez BKW dans la fonction de responsable Nucléaire. A ce poste, il continuera de collaborer avec swissnuclear en représentant BKW au conseil de la section de l’énergie nucléaire.

Pour plus de renseignements: Michaël Plaschy, président de swissnuclear, tél. 062 286 72 02.

swissnuclear ist die Fachgruppe Kernenergie der swisselectric (www.swisselectric.ch). swissnuclear setzt sich aus Vertretern der schweizerischen Stromverbundunternehmen Alpiq, Axpo, BKW und CKW zusammen. Sie engagiert sich für den sicheren und wirtschaftlichen Betrieb der Kernkraftwerke in der Schweiz. Die Mitglied-Unternehmen betreiben die Schweizer Kernkraftwerke Beznau, Gösgen, Leibstadt und Mühleberg, die rund 40% des Strombedarfs der Schweiz produzieren. Mit der Zwilag und der Nagra sind die Mitglied-Unternehmen an Gesellschaften beteiligt, die sich für eine umwelt- und sachgerechte Entsorgung der radioaktiven Abfälle einsetzen.

03. juin 2014

Recours des exploitants de centrales nucléaires contre l'ordonnance révisée sur les comprimés d'iode, dont ils jugent les prescriptions précipitées et contreproductives

Olten, le 03.06.2014.Le Conseil fédéral a fait entrer en vigueur l’ordonnance sur les comprimés d’iode au début de l’année, dans la précipitation et sans attendre les clarifications en cours sur la protection d’urgence.Le nouveau régime de distribution qui y est ancré n’accroît pas la protection de la population:remettre des comprimés d’iode directement à tous les foyers dans un rayon de 20 à 50 kilomètres autour d’une centrale nucléaire au lieu de les entreposer de manière centralisée comme jusqu’à présent est source d’inquiétude pour la population et, d’après les dernières analyses des risques de l’IFSN, contre-productif.En cas de scénario extrême, un entreposage centralisé et protégé dans les écoles et jardins d’enfants est plus efficace.Pour ces raisons, les exploitants de centrales nucléaires suisses déposent un recours contre l’ordonnance révisée.

L’ordonnance sur les comprimés d’iode régit l’approvisionnement de la population en comprimés d’iodure de potassium en cas de rejet de substances radioactives. Jusqu’à présent, les comprimés d’iode étaient distribués à tous les foyers, écoles et entreprises situés dans un rayon de 20 kilomètres autour d’une centrale nucléaire. Pour la population plus éloignée, ils étaient stockés de manière centralisée. La révision de l’ordonnance en vigueur depuis le 22 janvier 2014 prévoit désormais que les comprimés d’iode soient aussi distribués à toutes les personnes vivant dans un rayon de 20 à 50 kilomètres autour d’une centrale nucléaire. Les comprimés seront ainsi distribués à 4,3 millions de personnes au lieu de 1,2 million jusqu’à présent.

Dans l’exploitation d’une centrale nucléaire, la plus haute priorité est accordée à la sécurité et à la protection de la population. C’est la raison pour laquelle les exploitants de centrales nucléaires reconnaissent les efforts de la Confédération visant à renforcer la protection d’urgence au travers des recommandations du groupe de travail interdépartemental de la Confédération pour examiner les mesures de protection de la population en cas d’événements extrêmes (IDA NOMEX). Conformément à ces recommandations, une mise à disposition adaptée de comprimés d’iode est incontestée. En revanche, les exploitants refusent que les dépenses soient multipliées par plus de trois sans gain de sécurité et que les nouvelles prescriptions génèrent un sentiment d’inquiétude au sein de la population.

Mise en application précipitée

L’ordonnance révisée présente des défauts à divers égards et a été mise en application avec précipitation sans raison valable.

  • L’administration n’avait en effet même pas encore achevé ses travaux de base sur la distribution des comprimés d’iode (scénarios de référence) dans le cadre de l’IDA NOMEX lorsque l’ordonnance est entrée en vigueur. Sur le plan de la méthode et du contenu, il aurait été préférable, dans un premier temps, d’attendre les résultats de ces clarifications.
  • Les prises de position des exploitants de centrales nucléaires n’ont pas été examinées de manière adéquate. Selon ces derniers, une base légale fait en partie défaut à l’ordonnance actuelle, qui enfreint le principe de proportionnalité ancré dans la Constitution.
  • La révision de l’ordonnance n’était soumise à aucune urgence. Dans la zone 3 (de 20 km à la frontière suisse), les comprimés avaient été remplacés en 2010. Seuls les comprimés des zones 1 et 2 (jusqu’à 20 km) expirent en 2014 et doivent être remplacés, même s’ils sont toujours efficaces. Ce remplacement n’était pas et n’est toujours pas contesté.
  • Les importantes divergences entre la première, la deuxième et la dernière version de la révision concernant le régime de distribution et la répartition des coûts constituent un autre indice de la mauvaise préparation de cette révision.

Extension contreproductive de la distribution à toutes les personnes

Le nouveau régime de distribution ne peut pas être soutenu objectivement. Il n‘accroît qu’en apparence la protection de la population alors que les coûts sont multipliés par plus de trois.

  • Les analyses de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN ont montré que la distribution préalable en dehors de la zone de 20 kilomètres n’est ni nécessaire ni adaptée. Le Conseil fédéral n’a pas suffisamment tenu compte dans l’ordonnance des analyses qu’il avait lui-même mandatées.
  • Seul le scénario fort improbable d’un tremblement de terre extrême pourrait réellement justifier une extension de la zone de distribution à 50 kilomètres. Mais précisément dans un tel cas, la plupart des logements privés risqueraient d’être détruits. Dans les décombres, il ne serait presque plus possible d’accéder aux comprimés d’iode; encore moins dans l’état de choc dû à la catastrophe dans lequel se trouveraient la plupart des personnes. En revanche, en cas d’entreposage centralisé et protégé dans des écoles et jardins d’enfants, l’accès aux comprimés et l’approvisionnement de la population concernée serait bien mieux assurés. Penser qu’une distribution préalable permettrait d’approvisionner complètement la population est illusoire, et pourrait même être contreproductif.
  • Le Conseil fédéral doute que, conformément aux prescriptions, les comprimés stockés de manière centralisée puissent être distribués en 12 heures en cas de besoin. Mais rien ne prouve que la distribution à toutes les personnes apporte un quelconque avantage dans ce cas. Il se peut en effet qu’une distribution en un peu plus de 12 heures soit préférable à une distribution préalable des comprimés, qui seraient par exemple totalement introuvables dans des logements endommagés par un tremblement de terre.

Contradiction avec la pratique internationale

Selon la Commission européenne, les comprimés d’iode font l’objet d’une distribution préalable dans 14 pays et aucune distribution n’est effectuée dans d’autres. La distribution se fait selon des zones de 5, 10 et 20 kilomètres. Les centrales nucléaires suisses sont arrivées en tête des tests de résistance de l’Union européenne. En Suisse, un rejet d’iode radioactif ayant des répercussions dans la zone de 20 à 50 kilomètres est très peu probable pour des raisons de sécurité, notamment grâce à la décompression filtrée installée dans les années nonante. C’est pourquoi une distribution au-delà de la zone habituelle de 20 kilomètres est incohérente et contreproductive, précisément en Suisse, et même dans un contexte international.

La branche exige un examen sérieux du régime de distribution

Étant donné que la sécurité de la population est primordiale, la mise à disposition et la distribution des comprimés d’iode doit être examinée en dehors de toute urgence. Mais une fois l’ordonnance révisée sur les comprimés d’iode adoptée, la branche est obligée d’avoir recours à la voie juridique.

Pour plus d’informations: Patrick Jecklin, responsable de la communication, tél. 062 205 20 14, patrick.jecklin(at)swissnuclear.ch

swissnuclear est la section de l’énergie nucléaire de swisselectric (www.swisselectric.ch). Elle est composée de représentants de l’Association des entreprises électriques suisses Alpiq, Axpo, BKW, CKW et EGL. Elle s’engage pour une exploitation sûre et économique des centrales nucléaires en Suisse. Les entreprises membres exploitent les centrales nucléaires suisses de Beznau, Gösgen, Leibstadt et Mühleberg, qui produisent environ 40% des besoins en électricité de la Suisse. Avec Zwilag et Nagra, les entreprises membres sont présentes dans des sociétés qui s’investissent dans un traitement des déchets radioactifs approprié et respectueux de l’environnement.

16. avril 2014

Fiables, performantes, sûres: en 2013 aussi, les centrales nucléaires ont été un pilier majeur de l'alimentation en électricité

Olten, le 16 avril 2014. En 2013 aussi, les cinq centrales nucléaires helvétiques ont approvisionné en toute fiabilité la Suisse avec une énergie en ruban bon marché et respectueuse du climat. Grâce à leur fonctionnement pratiquement ininterrompu, elles ont injecté en tout 25 027 milliards de kilowatts-heures (kWh) d’électricité dans le réseau, soit 2,3% de plus que l’année précédente. La sécurité de chacune des centrales nucléaires suisses été à chaque instant garantie. 

En Suisse, l’électricité provenant des centrales nucléaires reste un pilier de la sécurité de l’approvisionnement. Environ 40% du courant produit en Suisse proviennent toujours des centrales nucléaires. En 2013, les cinq installations de Beznau 1 et 2, Gösgen, Mühleberg et Leibstadt ont injecté en tout, avec leur fiabilité habituelle, 25 027 062 000 kWh d’électricité dans le réseau de transport. En dépit de travaux de rénovation de grande ampleur réalisés l’année dernière à la centrale de Gösgen, occasionnant une pause de révision estivale plus longue que d’habitude, les centrales nucléaires ont produit en tout 2,3% d’électricité de plus que l’année précédente. Cela a été possible car, outre la forte production de Beznau et de Mühleberg, les investissements consentis l’année dernière à Leibstadt ont porté leurs fruits: en prélude à son trentième anniversaire d’exploitation, la centrale a enregistré un nouveau record de production en 2013.

Une production d’électricité fiable

Grâce à des modernisations régulières et systématiques réalisées depuis leur mise en service, les centrales suisses sont en permanence à un niveau technique élevé. En 2013 aussi, leur exploitation n’a pratiquement connu aucun incident. La protection du personnel et de la population contre les radiations a été garantie à chaque instant. Les émissions de substances radioactives se sont encore situées loin en dessous des très faibles valeurs limites fixées par les autorités.

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), qui a procédé à pas moins de 370 inspections en 2013, témoigne aussi de ce que les centrales nucléaires suisses sont en bon état du point de vue de la technique de sécurité.

Disponibilité élevée

En 2013, pour l’ensemble des cinq centrales nucléaires, le taux d’exploitation a atteint 86,4% (année précédente: 84,5%). Ici aussi, la valeur de l’année précédente a été largement dépassée en dépit des longues opérations de révision prévues à la centrale de Gösgen. Ce fort taux d’exploitation prouve la fiabilité des centrales nucléaires helvétiques et donc aussi leur importance pour la sécurité de l’approvisionnement de la Suisse. Avec cette valeur élevée, la Suisse reste dans les premiers rangs mondiaux pour la disponibilité des installations.

Personnel compétent

Cette preuve de performances apportée depuis des années n’est pas seulement le résultat d’un entretien méticuleux et d’une modernisation permanente des installations, mais elle doit également être portée au crédit du personnel, qualifié et motivé. Ainsi, en 2013, les centrales nucléaires suisses employaient environ 2000 personnes (1905,8 postes à plein temps), tandis que 58 autres étaient en formation professionnelle dans une centrale nucléaire.

Confiance permanente

L’engagement des exploitants pour la sécurité, l’efficacité et donc aussi la rentabilité des installations se voit dans la confiance accordée aux installations: trois Suisses sur quatre sont convaincus de la sécurité des centrales nucléaires actuelles. A peu près autant souhaitent donc que l’on continue à laisser fonctionner les installations tant qu’elles sont sûres. C’est ce qu’a révélé une enquête représentative menée au cours de l’automne 2013.

Détail des chiffres de production 2013 des centrales nucléaires suisses

 

MWh bruts

MWh nets

Taux d’exploitation en %

 

 

2012

 

2012

 

2012

KKB1

3 207 260

2 840 673

3 078 447

2 724 731

96,3

85,1

KKB2

3 012 887

2 912 391

2 892 030

2 793 965

90,5

87,3

KKM

3 067 590

3 117 110

2 954 713

3 002 713

89,8

91,1

KKG

6 772 897

8 515 871

6 410 198

8 073 932

74,7

93,7

KKL

10 148 044

8 270 312

9 691 674

7 873 629

90,9

75,6

Total CH

26 208 678

25 656 357

25 027 062

24 468 970

86,4

84,5

En 2013, la production nette totale d’électricité a été de 25  027 062 milliers de kWh. Les centrales nucléaires de Beznau et de Gösgen ont de plus livré de la chaleur à distance correspondant à une baisse de production d’électricité de 77 176 milliers de kWh (89 223 milliers de kWh l’année précédente). 24 949 886 milliers de kWh d’électricité (2012: 24 379 747 milliers de kWh) ont été injectés dans le réseau.

Pour de plus amples renseignements: Patrick Jecklin, responsable de la communication de swissnuclear, tél. 062 205 20 10, patrick.jecklin@swissnuclear.ch. .

swissnuclear est la section de l’énergie nucléaire de swisselectric (www.swisselectric.ch). Elle est composée de représentants des entreprises du réseau d’interconnexion suisse d’électricité Alpiq, Axpo, BKW, CKW et EGL. Elle s’engage en faveur de l’exploitation sûre et économique des centrales nucléaires suisses. Ses membres exploitent les centrales nucléaires de Beznau, Gösgen, Leibstadt et Mühleberg, lesquelles produisent environ 40% de l’électricité dont notre pays a besoin. Avec le dépôt Zwilag et la Nagra, les membres participent à des sociétés qui prennent en charge l’évacuation judicieuse des déchets radioactifs, en conformité avec les exigences de la protection de l’environnement.

17. janvier 2014

Résultats du tout dernier sondage sur l'énergie nucléaire

Olten, le 17 janvier 2014. Pour la majorité (64%) de la population helvétique, les centrales nucléaires suisses existantes sont nécessaires pour l’approvisionnement en électricité de la Suisse. C’est ce que montre le tout dernier sondage que l’institut d’études de marché Demoscope a réalisé en octobre 2013 sur mandat de swissnuclear. Encore plus de personnes interrogées, à savoir presque 70%, estiment que les centrales nucléaires doivent être exploitées tant qu’elles sont sûres.  Les trois quarts des personnes interrogées sont convaincues de la  sécurité des centrales nucléaires suisses.

Pour la 14e fois consécutive, l’institut d’études de marché Demoscope a réalisé sur mandat de swissnuclear un sondage représentatif de grande envergure, auquel ont participé 2200 personnes de Suisse alémanique, de Suisse romande et du Tessin. L’objectif de cette enquête annuelle est de mesurer la perception générale qu’a la population suisse de l’énergie nucléaire.

Une forte majorité des personnes interrogées confirme les avantages de l’énergie nucléaire: la nécessité des centrales nucléaires (CN) suisses est incontestée depuis le début de ces enquêtes, en

2001: avec 64,3%, l’appréciation actuelle se situe dans la moyenne pluriannuelle et elle est supérieure de 3% environ à l’année précédente. Plus de 62% des Suisses sont convaincus de l’avantage de l’énergie nucléaire en termes de prix. Une majorité croissante souhaite ainsi mettre à profit les avantages de l’énergie nucléaire le plus longtemps possible et oppose un net refus aux débats politiques sur la limitation des durées d’exploitation des centrales nucléaires: 68% pensent qu’elles doivent fonctionner aussi longtemps qu’elles sont sûres (62,1% l’année précédente).

Les trois quarts des personnes interrogées sont également convaincues que les centrales nucléaires helvétiques sont sûres (année précédente: 74,2%). Le public reconnaît donc le haut niveau de sécurité de ces centrales, rendu possible par les améliorations techniques permanentes et les opérations de modernisation anticipant sur l’avenir effectuées par les exploitants.

Le respect du climat par l’énergie nucléaire, pauvre en CO2, est toujours méconnu. Seuls 41,9% des personnes interrogées sont d’avis que les centrales nucléaires existantes permettent d’atténuer le problème des émissions de CO2 dans notre environnement. D’autres pays sont plus avancés dans ce domaine: ainsi, aux États‐Unis et en Angleterre, l’énergie nucléaire profite des mêmes mécanismes d’encouragement que d’autres technologies pauvres en CO2. Une politique largement soutenue par la population.

Dans l’ensemble, le sondage actuel indique une attitude fondamentale positive de la population vis‐ à‐vis de l’énergie nucléaire. Le revirement politique sur la question de l’énergie nucléaire en Allemagne et en Suisse, survenu après Fukushima, est peu approuvé par le peuple helvétique. Les personnes interrogées sont certes ouverts aux alternatives, mais pas à n’importe quel prix: 73% souhaitent qu’à l’avenir l’électricité soit toujours produite en Suisse (année précédente: 75%). Pour 88% des personnes interrogées, il est clair que la transition énergétique ne doit pas compromettre la garantie de l’approvisionnement (année précédente 84%), et pour 78% d’entre elles, les plans de la Confédération ne doivent pas entraîner une plus grande dépendance vis‐à‐vis de l’étranger. Et comme c’était déjà le cas en 2012, 58% veulent conserver le mix électrique existant composé d’énergie hydraulique et d’énergie nucléaire aussi longtemps que l’évolution des coûts et l’impact de la transition énergétique ne seront pas clairs. Compte tenu de ces opinions tranchées sur l’avenir de l’électricité, il n’est guère surprenant que 78% des citoyens helvétiques souhaitent s’exprimer dans les urnes à propos de la transition énergétique et de la sortie du nucléaire.

Pour des renseignements supplémentaires, s’adresser à: Patrick Jecklin, responsable de la communication de swissnuclear, tél. 062 205 20 10, patrick.jecklin@swissnuclear.ch.

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