Communiqués de presse

13. août 2021

La révision remet en cause la décision de la Cour fé-dérale

La révision proposée par le Conseil fédéral de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion des déchets radioactifs porte atteinte à l’arrêt du Tribunal fédéral du 6 février 2020 relative à la responsabilité de la détermination du montant probable des coûts de désaffectation et d’élimination des déchets. En contradiction flagrante avec l’arrêt, les organes des fonds de désaffectation et de gestion des déchets ne sont pas renforcés dans leurs responsabilités ni dans les compétences décisionnelles nécessaires à cet effet. Certaines dispositions empiètent massivement sur l’autonomie des fonds et d’autres contredisent l’indépendance des organes du STENFO, telle qu’elle a été déclarée par le Tribunal fédéral.

Dans son arrêt du 6 février 2020, le Tribunal fédéral avait décidé que la responsabilité et donc la compétence relative à la détermination du montant prévu pour les coûts de désaffectation et d’élimination des déchets n’incombent pas au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), mais à la commission administrative du fonds de désaffectation et de gestion des déchets (STENFO). La quatrième révision de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion des déchets radioactifs (OFDG) vise principalement à se conformer à l’arrêt du Tribunal fédéral en supprimant les compétences illicites du DETEC. Ces ajustements sont obligatoires et à saluer.

Amendements en contradiction avec l’arrêt du Tribunal fédéral

Cependant, au lieu de se limiter à ces ajustements, les organes du STENFO et leurs membres seront affaiblis dans leurs responsabilités et dans les pouvoirs de décision nécessaires à cet effet. Plus encore: avec les adaptations proposées, la révision interfère si massivement avec l’autonomie des fonds que, en définitive, la tâche de la commission administrative et de ses membres d’exercer leur mandat indépendamment du DETEC est rendue impossible. Ceci est en contradiction flagrante avec l’arrêt du Tribunal fédéral.

Ainsi, la révision prévoit des changements qui vont bien au-delà de la mise en œuvre de l’arrêt du Tribunal fédéral. Certains amendements vont même jusqu’à saper l’arrêt du Tribunal fédéral et le rendre nul et non avenu. Swissnuclear les rejette donc fermement:

  • Dans le cadre du processus de révision des études de coûts établies tous les cinq ans, la commission administrative du STENFO devrait demander une prise de position au DETEC. Cette disposition, avec la consultation du DETEC qui lui est associée, interfère non seulement directement avec l’autonomie des fonds telle qu’établie par le Tribunal fédéral, mais aussi avec les activités de la commission administrative chargée de cette tâche. De facto, les membres de la commission administrative élus par le Conseil fédéral ne peuvent ignorer une prise de position du DETEC. En définitive, cela représente un empiètement sur l’indépendance du STENFO telle qu’elle a été établie par l’arrêt du Tribunal fédéral.
  • La révision prévoit l’inclusion d’un mandat commun pour les membres des organes du STENFO. Or, un mandat commun imposé par le DETEC est diamétralement opposé à l’indépendance des organes du STENFO et de leurs membres également indépendants, telle que l’a défini le Tribunal fédéral. Selon ce mandat, c’est toujours l’approche la plus prudente qui devrait être choisie pour chaque tâche et chaque solution proposée pour le financement de la désaffectation et de la gestion des déchets via les fonds. Toutefois, une telle approche exclut pratiquement une optimisation efficace et techniquement ciblée du processus de désaffectation et de gestion des déchets, ce qui rendrait une étude de coûts réaliste aussi impossible que sa vérification précise et neutre par des experts internationaux. Si le mandat commun est toujours basé sur l’approche la plus prudente, cela conduira automatiquement à de nouveaux excédents dans les fonds, qui dépassent déjà largement l’objectif fixé. En raison de l’«interdiction de remboursement», les exploitants seraient ainsi privés de fonds considérables dont ils ont besoin dans le cadre de la transition énergétique.

Autres ajustements négatifs

Les autres amendements du projet de révision ne sont pas non plus très efficaces et devraient être rejetés d’emblée. Ainsi, la révision des dispositions organisationnelles conduit à une nouvelle marginalisation des exploitants et de leurs droits, déjà fortement restreints avec la troisième révision de l’OFDG en 2018 – nonobstant le fait que l’argent des fonds appartient aux exploitants des centrales nucléaires.

D’autres dispositions prévoient une grave ingérence dans la présentation des comptes et donc un empiètement sur les droits des entreprises.

La prise de position complète de swissnuclear relative à la révision de l’ODFG peut être consultée via ce lien (en allemand).

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

09. août 2021

La sécurité d’approvisionnement en énergie nucléaire nécessite un engagement ferme

Dans le contexte de la discussion actuelle sur la sécurité d’approvisionnement en électricité en Suisse, swissnuclear précise que les centrales nucléaires existantes peuvent être exploitées en toute sécurité pendant bien plus de 50 ans. «Les centrales nucléaires suisses sont techniquement équipées pour cette tâche et les exploitants sont prêts à assurer une exploitation à long terme», souligne Philippe Renault, directeur de swissnuclear. Cela sera très probablement nécessaire pour créer du temps et de la marge en vue de l’expansion des énergies renouvelables et, en même temps, pour garantir l’approvisionnement en une électricité respectueuse du climat. Les centrales nucléaires sont indispensables à cet effet, surtout en hiver. Cependant, l’exploitation à long terme des centrales nucléaires nécessite un délai de planification d’une bonne dizaine d’années et des conditions cadres stables à long terme.

Deux des centrales nucléaires existantes sont déjà exploitées à long terme.  La sécurité des installations est déterminante pour une exploitation à long terme: selon la loi et la volonté du peuple, les centrales nucléaires peuvent rester en service aussi longtemps que leur sécurité est garantie. Cette exigence nécessite une maintenance soignée, des rééquipements prévoyants et des modernisations tournées vers l’avenir, ainsi que les normes de sécurité les plus élevées. Les exploitants y veillent, entre autres, dans le cadre d’une gestion prudente du vieillissement. L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN formule les exigences réglementaires correspondantes et examine en permanence la sécurité des centrales nucléaires. Le résultat: aujourd’hui, la sécurité des centrales nucléaires suisses est plus élevée que jamais.

Pas de stratégie énergétique sans énergie nucléaire

La question de la sécurité d’approvisionnement de la Suisse en électricité respectueuse du climat s’est posée avec davantage d’acuité ces derniers mois. Il est évident que l'urgence des mesures de protection du climat s'est accrue, comme l'a souligné aujourd'hui le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Mais l’expansion des énergies renouvelables progresse moins vite que souhaité. Des obstacles économiques et juridiques entravent même le maintien de l’énergie hydraulique, le principal pilier de l’approvisionnement en électricité de la Suisse – avant l’énergie nucléaire. De plus, après l’échec de l’accord institutionnel et de l’accord sur l’électricité avec l’Union européenne, la possibilité d’importer de l’électricité devient plus difficile. En outre, la capacité d’exportation des pays voisins de la Suisse est visiblement en baisse, notamment en raison d’un manque de charge de base sûre et respectueuse du climat. En revanche, la demande d’électricité en Suisse augmentera fortement dans le cadre du processus de décarbonisation à venir.

«Tous ces facteurs font que les centrales nucléaires restent un pilier important de la Stratégie énergétique 2050 si la Suisse ne veut pas prendre de risques irresponsables en matière de sécurité d’approvisionnement», déclare Philippe Renault. Surtout, les centrales nucléaires doivent continuer à fournir une grande partie de l’électricité d’hiver, particulièrement importante.

Le fonctionnement à long terme nécessite une bonne base

Toutefois, pour que les exploitants soient réellement en mesure de maintenir les centrales connectées au réseau jusqu’à 60 ans, voire plus si nécessaire, et de les exploiter de manière économique, les éléments suivants sont également élémentaires:

  • Un horizon de planification long. La politique doit savoir que la planification de la prolongation de l’exploitation à long terme doit être faite au moins dix ans à l’avance. Ce délai est nécessaire principalement pour des raisons techniques et opérationnelles. Une prolongation à court terme de l’exploitation ne serait plus possible une fois que la mise hors service aurait été décidée. C’est pourquoi la politique doit se montrer clairvoyante dès aujourd’hui.
  • Conditions cadres stables et bonnes. L’exploitation à long terme nécessite des nouveaux investissements financiers. Pour cela, il est nécessaire que les conditions cadres pour l’exploitation des centrales nucléaires soient et restent stables et équitables. La sécurité juridique et la sécurité des investissements sont essentielles.
  • Une compréhension entre partenaires. Un dialogue ouvert entre la Confédération et les exploitants est la base d’une bonne collaboration dans l’intérêt de l’approvisionnement futur de la Suisse en électricité respectueuse du climat.

 Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

11. juin 2021

La nouvelle école de technique nucléaire est opérationnelle

La nouvelle école de technique nucléaire est opérationnelle

Les exploitants des centrales nucléaires suisses ont fondé une nouvelle école destinée à la formation et au perfectionnement dans les domaines de la technologie nucléaire et de l’exploitation de grandes installations. L’école de technique nucléaire se trouve dans les locaux de l'école technique d’ABB à Baden. Swissnuclear se réjouit qu’elle ait été comme école supérieure par le SEFRI.

L’exploitation sûre des centrales nucléaires requiert du personnel hautement qualifié. C’est pourquoi les exploitants nucléaires accordent une importance majeure à la qualité de la formation du personnel soumis à autorisation, tel que les opérateurs de réacteurs. Jusqu’à récemment, cette formation était dispensée à l’Institut Paul-Scherrer, elle a été externalisée au printemps 2020 et a été établie depuis le 24 novembre 2020 au sein de la nouvelle école de technique nucléaire par les exploitants des centrales nucléaires de Beznau, Gösgen et Leibstadt. L’école de technique nucléaire a son siège dans les locaux de l'école technique d’ABB à Baden.

La garantie d’une formation solide
L'école de technique nucléaire offre une formation et un perfectionnement dans le domaine de la technologie nucléaire. Elle a été reconnue en tant qu’école supérieure par le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) le 3 février 2021.

La formation au niveau école supérieure de la filière «Technicien/ne ES en exploitation de grandes installations» offre à l'école le mix souhaité entre formation théorique et pratique. On y acquiert les compétences requises pour l’exploitation de grosses installations de production complexes, telles que les centrales nucléaires. La filière de trois ans est la base pour la formation des opérateurs de réacteurs conformément aux exigences légales. L’école propose également d'autres cours dans le domaine de la technique nucléaire.

Une équipe motivée
L’école de technique nucléaire emploie actuellement cinq enseignants et une collaboratrice pour l’administration. Elle peut faire appel à des chargés de cours et à des collaborateurs externes, en particulier pour la formation au sein des centrales.

L’ensemble du personnel se réjouit des échanges passionnants et de la collaboration avec l'école technique d’ABB, telle qu’elle s’est mise en place durant l’établissement de l’école de technique nucléaire.

Pour de plus amples renseignements:
admin@nukleartechnikerschule.ch, Tél: +41 56 511 34 70

 

Photo: Le simulateur de l’école de technique nucléaire permet de montrer aux étudiants les processus de physique des réacteurs (©Ecole de technique nucléaire).

04. mai 2021

Des montants excédentaires solides malgré la pandémie

Le fonds de désaffectation pour les installations nucléaires et le fonds de gestion des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires ont enregistré une bonne performance en 2020, malgré les turbulences boursières dues à la pandémie. Fin 2020, les fortunes des fonds restaient largement positives, environ 0,9 milliard de francs au-dessus du montant prescrit légalement.

Les moyens requis pour financer la désaffectation et la gestion des déchets après la mise hors service définitive des centrales nucléaires sont provisionnés dans le fonds de désaffectation et dans le fonds de gestion, sous la surveillance de la Confédération. L’exploitation du dépôt intermédiaire, la recherche d’un site pour construire un dépôt en couches géologiques profondes (procédure de plan sectoriel) et la construction ainsi que l’exploitation dudit dépôt jusqu’à sa fermeture définitive sont aussi couverts. Pour ce faire, les exploitants s’acquittent de contributions annuelles, qu’ils versent dans les deux fonds. Ces moyens sont placés sur le marché des capitaux conformément aux prescriptions légales. Ils génèrent ainsi des rendements considérables en raison de leur horizon de placement à très long terme. Tout cela additionné permet de disposer des moyens requis.

Au global, les fonds ont enregistré de bons rendements en 2020

L’évolution actuelle des fonds confirme une nouvelle fois que les exploitants des centrales nucléaires ont conscience de leur responsabilité dans le financement de la désaffectation et de la gestion des déchets conformément au principe le causalité.

Ainsi, les deux fonds ont continué à enregistrer des rendements positifs en 2020, malgré la réaction vive des bourses au début de l'année en raison des incertitudes économiques associées à la pandémie. Le premier trimestre, négatif pour les fonds, a ainsi pu être compensé par trois trimestres positifs consécutifs:

  • Fonds de désaffectation Avec un rendement du capital de 3,87% et un renchérissement de -0,73%, le rendement réel s’est établi à 4,6%, ce qui est 3% au-dessus de la valeur prescrite légalement (1,6%).
  • Fonds de gestion Avec un rendement du capital de 4,14% et un renchérissement de -0,73%, le rendement réel s’est établi à 4,87%, ce qui est 3,27% au-dessus de la valeur prescrite légalement.
  • Rendements réels historiques Les rendements réels moyens depuis le lancement des fonds s’élèvent à 4,18% pour le fonds de désaffectation et à 3,68% pour le fonds de gestion. Ces valeurs sont, elles aussi, sensiblement supérieures à la valeur prescrite légalement, de 1,6%.

Une évolution stable-positive

Fin 2020, les deux fonds tenaient ainsi leur cap:

  • Fortune totale Les fonds contiennent déjà 8,9 milliards de francs sur un total prévu de 14,7 milliards de francs pour couvrir les coûts de la désaffectation et de la gestion des déchets incombant aux fonds. 0,1 milliard de francs a déjà été versé afin de couvrir les dépenses liées à la gestion des déchets.
  • Excédent. À eux deux, les fonds enregistrent environ 0,9 milliard de francs de plus que la valeur prescrite légalement de 8 milliards de francs.
  • Perspectives. Avec le rendement réel prescrit de 1,6%, d’autres placements de la fortune des fonds génèreront encore 4,8 milliards de francs. Jusqu’à la fin des 50 années d’exploitation des installations, les exploitants devront donc encore verser 0,9 milliard de francs en tout dans les fonds.

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

22. avril 2021

L’UE refuse d’inclure l’énergie nucléaire dans la taxonomie des investissements respectueux de l’environnement

Bien qu’un rapport d’experts établi par le propre service scientifique de la Commission européenne (Centre commun de recherche) ait conclu que l’énergie nucléaire est au moins aussi respectueuse de l’environnement que les énergies renouvelables, la Commission européenne a décidé le 21 avril de ne pas inclure pour l’instant l’énergie nucléaire dans sa taxonomie des investissements respectueux de l’environnement. swissnuclear regrette cette décision et attend que l’énergie nucléaire soit prise en compte dans la suite des travaux de la Commission européenne.

L’Union européenne travaille à l’élaboration d’une taxonomie pour orienter les investissements dans une direction durable. Cette taxonomie évalue les investissements en vue d’assurer qu’ils ont un effet durable sur l’environnement et «aucun impact significatif» pour l’homme et la nature.Le 21 avril, la Commission européenne a décidé de ne pas inclure l’énergie nucléaire dans la taxonomie pour le moment. D’ici la fin de l’année, elle définira dans un autre règlement administratif («acte délégué») comment elle entend traiter l’énergie nucléaire à l’avenir.

La décision de la Commission européenne entraîne une incertitude juridique et est importante, car les propriétaires de centrales nucléaires dépendent également de conditions cadres financières contractuelles pour exploiter les centrales. En ne l’incluant pas dans la taxonomie, l’UE désavantage l’énergie nucléaire sur le marché financier par rapport à d’autres technologies. swissnuclear attend donc une prise en compte justifiée de l’énergie nucléaire dans le cadre de la poursuite des travaux de la Commission européenne sur la taxonomie.

L’énergie nucléaire est non seulement respectueuse du climat, mais aussi de l’environnement

Le rapport (en anglais) du Centre commun de recherche le souligne: En investissant dans l’énergie nucléaire, les investisseurs institutionnels et privés investissent dans la santé des personnes et de la nature, dans la pureté de l’air et la protection du climat, dans la préservation de la nature et du paysage ainsi que dans l’utilisation durable des ressources.

Selon le rapport, l’évaluation de l’énergie nucléaire en Europe peut être résumée comme suit:

  • Lorsqu’elles sont analysées sur l’ensemble du cycle de vie, les émissions moyennes de gaz à effet de serre par KWh d’électricité produite par les centrales nucléaires sont comparativement faibles, comme c’est généralement le cas pour l’électricité issue des énergies hydraulique et éolienne. 
  • L’électricité produite par les centrales nucléaires présente de très faibles émissions d’oxyde d’azote et de dioxyde de soufre. Elles sont comparables ou inférieures aux valeurs correspondantes pour les énergies solaire et éolienne.
  • L’électricité produite par les centrales nucléaires est comparable ou supérieure à l’énergie photovoltaïque et à l’énergie éolienne en ce qui concerne le potentiel d’acidification et d’eutrophisation (c’est-à-dire surtout l’augmentation de la teneur en nutriments de l’eau par les nutriments dissous, notamment l’azote et le phosphore).
  • La consommation de terrain pour l’énergie nucléaire est nettement inférieure à celle des énergies éolienne et solaire.
  • Le rayonnement annuel moyen des centrales nucléaires auquel la population est exposée par personne est dix mille fois plus faible que le rayonnement naturel annuel moyen de l’environnement (terrestre et cosmique).
  • Les effets globaux sur la santé humaine des émissions radiologiques et non radiologiques de la production d’électricité nucléaire (cycle de vie complet) sont comparables à celles de la production d’électricité éolienne en mer.

La protection du climat a besoin de l’énergie nucléaire

Dans sa «Prise de position Protection du climat et énergie nucléaire», swissnuclear avait déjà déclaré qu’une protection efficace du climat en Suisse ne peut réussir sans la contribution des centrales nucléaires existantes. Compte tenu de l’énorme tâche consistant à décarboniser notre économie dans un délai raisonnable, nous aurons besoin à l’avenir de beaucoup plus d’électricité qu’aujourd’hui, et donc des forces combinées des énergies renouvelables et de l’énergie nucléaire. En effet, seules les centrales nucléaires existantes peuvent fournir la charge de base respectueuse du climat, essentielle à la sécurité d’approvisionnement et au fonctionnement stable du réseau électrique.

En matière de protection du climat, l’énergie nucléaire est donc le partenaire idéal des énergies renouvelables. En fait, il s’agit même de la technologie clé pour que la Stratégie énergétique 2050 et la Stratégie climatique de la Confédération soient couronnées de succès car elle génère du temps pour développer les énergies renouvelables. Ce temps fait cruellement défaut, comme vient de le montrer une fois de plus la lenteur des progrès en matière de protection du climat. Selon l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), la Suisse est ainsi loin d’avoir atteint ses objectifs de protection du climat fixés pour 2020, et ce malgré la pandémie de coronavirus et une consommation d’électricité inférieure à celle de l’année précédente.

Pour de plus amples complémentaires:
Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

13. avril 2021

Une solution consensuelle pour le financement de la distribution des comprimés d’iode

Die Betreiber der Schweizer Kernkraftwerke und die Schweizerische Eidgenossenschaft haben sich abschliessend über die Kostentragung für drei Jodtabletten-Verteilkampagnen geeinigt. Der Bundesrat hat an seiner Sitzung vom 14. April 2021 eine entsprechende Vereinbarung genehmigt.

Olten, le 14 avril 2021. L'accord, approuvé par le Conseil fédéral, conclu entre la Confédération suisse – représentée par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Base logistique de l’armée – et Axpo Power AG, BKW Energie SA, Kernkraftwerk Leibstadt AG et Kernkraftwerk Gösgen-Däniken AG règle les coûts des trois campagnes de distribution des comprimés d’iode de 2014, de 2020 et de 2024.

Le texte prévoit que les exploitants nucléaires prennent en charge une grande partie des coûts associés à ces campagnes. Cette participation repose sur une base volontaire. En effet, la jurisprudence du Conseil fédéral indique que les exploitants ne sont pas tenus légalement de prendre en charge les coûts de la distribution des comprimés d’iode. Concernant la distribution fine dans un rayon jusqu’à 20 kilomètres autour des centrales, les exploitants prennent en charge l’intégralité des coûts.

Dans le cadre de l’accord, les parties ont convenu ce qui suit:

  • Les exploitants des centrales nucléaires suisses financeront les coûts de la campagne de distribution 2014 à hauteur de 6 millions de francs (distribution fine dans un rayon de 50 kilomètres autour des centrales).
  • Concernant les coûts de la campagne de 2020 (distribution au-delà du périmètre de 50 km), qui s’élèvent à 4,8 millions de francs, la Confédération et les exploitants se partagent les coûts à hauteur de moitié. Les exploitants auront ainsi à leur charge un montant de 2,4 millions de francs.
  • Les coûts de la campagne de 2024 (distribution fine dans le rayon de 50 km) sont estimés à 15 millions de francs. Là encore, avec 11 millions de francs à leur charge, les exploitants s’acquitteront de la plus grande partie.

En cas d’accident majeur avec libération de radioactivité, la prise de comprimés d’iode permet d’éviter l’absorption d’iode radioactif par la glande thyroïde, et par là le risque d'apparition d'un cancer à la thyroïde. Elle doit toutefois être effectuée rapidement, raison pour laquelle les comprimés sont soit directement distribués aux ménages à titre préventif soit mis à la disposition des cantons, au-delà d’un certain rayon, dans le cadre d’un stockage décentralisé. La pharmacie de l’armée est chargée de l’acquisition des comprimés d’iode ainsi que du remplacement des comprimés ayant atteint leur date de péremption.

Pour de plus amples renseignements: medien@swissnuclear.ch, tél. 062 205 20 18

30. mars 2021

Sans les centrales nucléaires actuelles, nous n’y parviendrons pas

Une nouvelle prise de position de swissnuclear explique pourquoi la combinaison nucléaire - renouvelable est la clé d’une protection du climat efficace. Les centrales nucléaires doivent pouvoir rester connectées au réseau aussi longtemps que possible.

Pour pouvoir atteindre la neutralité climatique à l’horizon 2050, la Suisse devra diminuer sa consommation finale d'énergie de près de 70%, ou couvrir cette proportion par une énergie respectueuse du climat. Nous aurons besoin, pour cela, d’une quantité d'électricité verte bien plus importante qu’aujourd’hui. Mais le développement requis des énergies renouvelables n’est pas à la hauteur pour garantir l'approvisionnement électrique. Ainsi, afin nous disposions de temps pour poursuivre ce développement tout en conservant une dépendance acceptable vis-à-vis des importations, les centrales nucléaires actuelles doivent rester connectées au réseau le plus longtemps possible. Elles sont les piliers de la Stratégie énergétique 2050 et de la Stratégie climatique à long terme de la Confédération.

Décarboner avant de dénucléariser

Le fait que, grâce à la combinaison nucléaire - hydraulique - renouvelables, le mix électrique suisse soit déjà un des mix les plus respectueux du climat de la planète, est une chance inouïe pour la protection du climat. Au regard des quantités supplémentaires colossales de courant vert qui seront nécessaires pour réaliser la décarbonation de notre société, les centrales nucléaires actuelles, qui fournissent un tiers de la production d’électricité indigène, seront tout simplement indispensables dans un avenir prévisible. Au cours des décennies à venir, chaque kilowattheure d’électricité nucléaire apportera une contribution précieuse à la protection du climat. Swissnuclear insiste sur le fait que la priorité actuelle n’est pas la dénucléarisation mais la décarbonation.

Nous devons unir les forces.

Swissnuclear salue le développement rapide des énergies renouvelables. Celles-ci doivent en effet intervenir le plus rapidement possible pour permettre la décarbonation des secteurs de la production de chaleur et des transports, fortement émetteurs de CO2. L’association souligne toutefois aussi que remplacer les centrales nucléaires, respectueuses du climat, par des énergies renouvelables, elles aussi respectueuses du climat, n’a aucun sens au plan climatique. Au contraire: agir de manière cohérente pour le climat signifie reconnaitre le rôle des centrales nucléaires actuelles dans l’approvisionnement électrique sûr et respectueux du climat, et considérer le nucléaire comme un partenaire éprouvé des énergies renouvelables. L’association énergie nucléaire - énergies renouvelables est la «dream team» pour une protection du climat efficace.

A l'instant la prise de position n'est disponible qu'en allemand.

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

01. février 2021

Production d’électricité nucléaire 2020: une fiabilité élevée même en période de pandémie

En 2020, les quatre réacteurs suisses ont produit 23,119 térawattheures (TWh) nets d’électricité. C’est un peu moins que l’année précédente (25,373 TWh) mais plus que ce qui était attendu au regard de l’arrêt du fonctionnement de puissance de la centrale nucléaire de Mühleberg, fin 2019. Les centrales nucléaires ont ainsi à nouveau fourni un tiers du courant indigène. En 2020, année marquée par la pandémie, elles ont contribué de manière décisive à la fiabilité de notre approvisionnement électrique respectueux du climat.

En 2020, les centrales nucléaires suisses ont généré 23'119'157 MWh nets d’électricité (année précédente: 25'372'927 MWh). Ce chiffre tient compte des 102'654 MWh que les centrales nucléaires de Beznau 1 et 2 (19'928 MWh) et de Gösgen (82'726 MWh) ont injectés sous la forme de chauffage urbain à destination des bâtiments d’habitation et des entreprises de la région. Toutes les installations ont enregistré une production supérieure à celle de l’année précédente, ce qui a permis de compenser en partie la production de la centrale nucléaire de Mühleberg désormais à l'arrêt.

Une sécurité garantie aussi en période de pandémie

L’exploitation des centrales nucléaires s’est déroulée sans encombre malgré les conditions restrictives mises en place en raison de la pandémie. Cela a été rendu possible grâce au bon état des installations et à la mise en œuvre réussie des concepts de pandémie prévoyants. Ces concepts comprenaient des mesures exceptionnellement rigoureuses et prudentes destinées à empêcher la propagation du coronavirus et à protéger le personnel sur place ainsi que le personnel extérieur: contrôles plus strictes à l’entrée, respect des règles d’hygiène et de distanciation, bilans de santé, quarantaine en cas de suspicion, équipes en nombre plus restreint, télétravail. La production d'électricité a été maintenue à un haut niveau, comme l’atteste la disponibilité des installations de 90,9 pour cent. Cela est essentiel non seulement pour l’économie mais aussi, et surtout, pour le secteur de la santé et la population en télétravail. Au début de la pandémie, l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) a ainsi estimé, à juste titre, que les centrales nucléaires étaient importantes d’un point de vue systématique. Le nombre d’évènements soumis à notification s’est établi à 17 au cours de l’année 2020, un chiffre en baisse (année précédente: 30 évènements, avec la centrale de Mühleberg).

Une production solide

Centrale nucléaire de Beznau. Les deux réacteurs de Beznau ont produit au total 5,72 TWh nets d’électricité (année précédente: 5,66 TWh). La révision de la tranche 1 et le remplacement du combustible de la tranche 2 ont été effectués conformément au calendrier. La révision annuelle comportait surtout des travaux de maintenance ainsi que des contrôles périodiques et des inspections. Par ailleurs, 20 assemblages combustibles sur 121 ont été remplacés sur chaque installation.

Centrale nucléaire de Gösgen. L'installation a produit 8,33 TWh nets d’électricité (2019: 7,82 TWh). Au cours de la révision, 36 des 177 assemblages combustibles ont été remplacés et des contrôles périodiques ainsi que des travaux de maintenance ont été effectués sur les systèmes et sous-ensembles structuraux, mécaniques, électrotechniques et électroniques de contrôle-commande. À cela se sont ajoutés des inspections internes sur les deux réservoirs d’injection dans le bâtiment réacteur, le remplacement des joints d’étanchéité ainsi que la révision des courants de surcharge de deux générateurs de vapeur.

Centrale nucléaire de Leibstadt. L'installation a produit 9,09 TWh nets d’électricité (2019: 8,82 TWh). En raison de la pandémie, la révision annuelle a été raccourcie à six semaines et le remplacement du condenseur, prévu initialement pour 2020, a été reporté à 2021. Les travaux de révision ont porté essentiellement sur le remplacement de 136 assemblages combustibles sur 648, ainsi que sur les travaux d’inspection et de maintenance. La KKL a réalisé d'importantes étapes de modernisation à la fois sur le contrôle-commande (système d'eau d'alimentation et système du condensat principal, et sur d’autres systèmes des préchauffeurs) et sur le système des barres de commande, de commande et d'information.

Un employeur attractif

À la fin de l’année 2020, les centrales nucléaires suisses employaient 1578 collaborateurs, ce qui correspondait à 1537 emplois à temps plein. Parmi eux, 44 étaient des jeunes qui suivaient une formation pour devenir notamment automaticien, électronicien, polymécanicien, commercial, informaticien et laborantin.

La pandémie a fortement impacté les visites des installations. Les centres de visiteurs sont restés fermés une bonne partie de l’année. Il n’est ainsi pas pertinent d’indiquer le nombre de personnes ayant visité les installations en 2020.


Chiffres de production des centrales nucléaires suisses 2020 en détail:

 

MWh bruts

MWh nets

Disponibilité en %

 

2020

2019

2020

2019

2020

2019

Beznau 1

2'902'566

2'974'710

2'764'365

2'834'205

87.2

89,6

Beznau 2

3'079'518

2'946'376

2'932'057

2'805'755

93.1

88,9

Gösgen

8'770'354

8'240'707

8'332'289

7'820'213

95.2

89,4

Leibstadt

9'489'039

9ʹ256ʹ478

9'090'446

8'819'578

88.0

89,1

Total CH

24'241'477

26'62'6861

23'119'157

25'372'927

90.9

90,8

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

04. décembre 2020

Augmentation injustifiée des coûts de la désaffectation et de la gestion des déchets

Le 2 décembre 2020, la commission administrative du fonds de désaffectation et du fonds de gestion Stenfo a examiné et redéfini les coûts de la désaffectation et de la gestion des déchets sur la base de l’étude de coûts 2016. Avec cette décision, l’estimation des coûts augmente de manière injustifiée.

Le 2 décembre, la commission administrative du fonds de désaffectation et du fonds de gestion (CA Stenfo) a fixé les coûts de la désaffectation et de la gestion des déchets à 23,856 milliards de francs, en se basant sur l’étude de coûts 2016. La CA Stenfo revoit ainsi à la hausse sa propre estimation du 7 décembre 2017 de 372 millions de francs.

Les coûts de la désaffectation et de la gestion des déchets sont utilisés comme base pour le calcul des contributions annuelles des exploitants dans les fonds pour les années 2017 à 2021. La CA Stenfo émettra les décisions relatives au montant de ces contributions dans les semaines à venir. Celles-ci remplaceront les décisions provisoires de 2018.

Une charge superflue pour les exploitants des centrales nucléaires

Les exploitants des installations nucléaires prennent acte de la décision de la CA Stenfo du 2 décembre. Ils soumettront les décisions concernant les contributions 2017-2021 à un examen détaillé et se réservent le droit de prendre des mesures juridiques.

Cette décision de la CA Stenfo signifie que les coussins de sécurité - déjà très vastes avec l’étude de coûts 2016 - seront encore élargis sans aucune base factuelle. Cela entrainera une augmentation des coûts totaux et, par-là, des montants qui doivent être placés dans les fonds. En soi, les coûts effectifs de la désaffectation et de la gestion des déchets (coûts de base) n’ont pas augmenté du tout. Mais les exploitants sont désormais contraints de financer en amont le scénario «dépôts séparés sur deux sites différents» (pour des déchets faiblement et moyennement radioactifs) par le biais des fonds, alors même que la variante de «dépôt combiné» (deux dépôts sur le même site) est beaucoup plus probable.

De la même manière, la CA Stenfo a traité la chance du démantèlement des centrales nucléaires jusqu’à la «prairie brune» (celles-ci ne relèvent plus de la loi sur l'énergie nucléaire et le site est reclassé en vue d'une utilisation industrielle), bien qu’aucune base légale ne demande un tel démantèlement complet de toutes les structures de bâtiment, y compris de leurs fondations («prairie verte»).

Le dépôt combiné est plus pertinent et plus probable

Dans l’étude de coûts, la CA Stenfo a attribué désormais de manière arbitraire au scénario «dépôt combiné» une chance de seulement 20 pour cent, soit 20 pour cent de moins qu’auparavant. Elle ne tient donc pas compte des études géologiques avancées réalisées par la Nagra, qui ont montré récemment que l'épaisseur de la couche d'argile à Opalinus sur les trois sites possibles suffisait pour mettre en œuvre la solution du «dépôt combiné». Ainsi, la variante «dépôt combiné» est devenue beaucoup plus probable – à plus de 50% – que lors de la dernière évaluation de décembre 2017. En aucun cas cette probabilité a diminué jusqu’à 20%, ce qu’estime la CA Stenfo. L’état des connaissances actuel plaide en faveur de la réalisation de deux dépôts sur un seul site. Par ailleurs, l'achèvement de l’étape 2 du plan sectoriel «Dépôt en couches géologiques profondes» fin 2018 avec lequel le Conseil fédéral a déterminé que les dépôts seront construits dans l'argile à Opalinus, ne rendent plus du tout pertinente la construction des dépôts sur deux sites séparés.

Des surépargnes contre-productives

Conformément aux nouvelles décisions prévisibles de la CA Stenfo, les exploitants sont tenus de verser dans les fonds des contributions sensiblement élevées – autant de moyens précieux qui auraient pu être utilisés pour la transformation de l'économie énergétique suisse dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050. Et cet effet est encore renforcé par l’interdiction actuelle de rembourser les montants excédentaires présents dans les fonds. En aucun cas, le fait de constituer des réserves sur la base de suppositions injustifiées et d’une conception trop prudente de la sécurité ne représentent un atout quelconque pour la société.

Un financement fiable et sûr

Les exploitants satisfont avec fiabilité, depuis des décennies, leurs obligations légales en lien avec le financement de la désaffectation et de la gestion des déchets. Indépendamment de tout financement préalable par le biais des fonds, ils sont tenus de financer la totalité des coûts liés à la désaffectation et à la gestion des déchets. Cela relève de leur responsabilité entière. Par ailleurs, les études de coûts sur cinq ans et la cascade de prise en charge générale des coûts constituent des garde-fous supplémentaires.

Malgré la pandémie de coronavirus, les fonds de désaffectation et de gestion maintiennent leur cap. Depuis leur création, leur performance moyenne est sensiblement au-dessus des valeurs prescrites.

 

Pour de plus amples renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

26. novembre 2020

Le plus grand risque est la pénurie d’électricité

Le rapport sur les risques 2020 de l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) est paru aujourd’hui. Comme dans le rapport de 2015, il identifie explicitement le risque d'une pénurie d’électricité de longue durée en hiver comme le principal risque pour la Suisse. Cela souligne l’importance fondamentale de la sécurité de l’approvisionnement électrique pour le fonctionnement du pays. Utiliser et conserver l’ensemble des sources d’électricité indigènes est essentiel. Cela concerne aussi l’énergie nucléaire, qui fournit un tiers du courant suisse respectueux du climat.

L’analyse nationale des risques "Catastrophes et situations d’urgence en Suisse" de l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) a été publié le 26 novembre. Il analyse la probabilité d’occurrence de 44 dangers concernant la protection de la population, et l'ampleur possible des dommages.

Comme dans le rapport de 2015, le principal risque identifié est celui d’une pénurie grave d’électricité de 30% de l’approvisionnement électrique durant plusieurs mois en hiver. Les conséquences économiques de ce scénario sont même considérées comme plus importantes qu’en 2015, tandis que les dommages aux personnes attendus ont, eux, sensiblement diminué. On estime le dommage total à environ 180 milliards de francs. La fréquence d’occurrence d’un tel évènement est en hausse par rapport à 2015. Elle est estimée à une fois tous les 30 à 50 ans, une fréquence préoccupante.

La sécurité de l’approvisionnement électrique est fondamentale
Le fait que la pénurie d’électricité représente le principal risque est compréhensible. Une panne d’électricité plongerait le pays dans une crise grave avec des conséquences énormes pour l'économie et la société. Une importance plus grande doit donc être accordée à la sécurité de notre approvisionnement électrique. L'infrastructure actuelle, composée à plus de 90 pour cent d’hydraulique et de nucléaire, doit être conservée parallèlement à la réalisation d’autres modes de production d’électricité respectueux du climat. Cette mission majeure nécessite le soutien plein et entier de la politique.

Les centrales nucléaires existantes sont indispensables
Les centrales nucléaires suisses fournissent en moyenne un tiers du courant suisse, et même jusqu’à la moitié en hiver, quel que soit le temps, l’heure de la journée et la saison. L’électricité qu’elles produisent est essentielle notamment en hiver, car elle est non seulement fiable mais aussi respectueuse du climat. L’exploitation à long terme des centrales nucléaires suisses contribue ainsi de manière décisive à réduire la dépendance de la Suisse vis-à-vis des importations. Grâce à une production indigène élevée, l'énergie nucléaire est un pilier central de la sécurité de notre approvisionnement, au même titre que la force hydraulique. Si nous voulons pouvoir garantir un approvisionnement électrique stable et abordable, nous devons continuer à utiliser l’ensemble des sources d’électricité respectueuses du climat.

Pour de plus amples renseignements:
Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

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