Communiqués de presse

15. juin 2018

Comptes annuels 2017 des fonds de désaffectation et de gestion des déchets: Une brillante performance

Les deux fonds dans lesquels les exploitants des installations nucléaires suisses versent leurs contributions pour la désaffectation des centrales et la gestion des déchets radioactifs affichent un solide résultat. Comme le montrent les comptes annuels 2017, les rendements réels se situent de nouveau largement au-dessus des 2 % prescrits par la Confédération.

Le bureau du fonds de désaffectation pour les installations nucléaires et du fonds de gestion des déchets radioactifs STENFO a publié les comptes annuels des fonds. Tous deux se distinguent par un rendement des placements élevé et – après déduction du renchérissement de 0,52 % – un rendement réel solide:

Fonds de désaffectation

Rendement des placements 2017            + 9,37 % 
Rendement réel 2017                               + 8,85 %
Depuis 1985                                             + 4,25 % en moyenne par an

Fonds de gestion des déchets

Rendement des placements 2017            + 9,51 %
Rendement réel 2017                               + 8,99 %
Depuis 2002                                             + 3,57 % en moyenne par an

Le rendement moyen depuis la constitution des fonds se situe ainsi également – malgré deux crises financières – au-dessus de la consigne de 2 % prescrite par l’Ordonnance sur le fonds de désaffectation et sur le fonds de gestion des déchets (OFDG).

Un financement fiable dans la période souhaitée

Fin 2017, la fortune du fonds de gestion des déchets était de 554,8 mio. de francs supérieure au montant prescrit par la Confédération, et celle du fonds de désaffectation le dépassait de 243,5 mio. de francs, soit un excédent total de près de 800 mio. de francs. Plus de la moitié des montants nécessaires pour les fonds sont ainsi payés: 7,7 mrd. de francs. En raison de la longue échéance des fonds, des gains en capital génèreront encore 6,5 mrd. de francs avec le rendement réel actuellement prescrit par la Confédération. Pour les exploitants, il reste encore quelque 500 mio. de francs à verser au total dans les prochaines décennies.

Les rapports détaillés sont disponibles sous http://www.stenfo.ch/de/Dossier/Faktenblaetter.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter http://www.swissnuclear.ch/fr/fonds-_content---1--1053.html

Pour tout renseignement complémentaire: medien@swissnuclear.ch, tél. 062 205 20 1

14. juin 2018

Rapport d’audit du CDF sur l’Etude de coûts 2016: Le supplément de sécurité forfaitaire n’est plus justifié

swissnuclear a pris connaissance du rapport d’audit du Contrôle fédéral des finances (CDF) sur l’Etude de coûts 2016. Ce rapport évalue le processus, la méthodologie et le contrôle de l’Etude de coûts comme positifs, rationnels et plausibles. Le supplément de sécurité de 30% sur le coût total n’est plus approprié et n’est donc plus nécessaire. Avec le poste de coûts contenu dans l’Etude de coûts pour les imprécisions des prévisions ainsi que les opportunités et les dangers, tous les risques imaginables sont déjà couverts et inclus dans le prix.

Le rapport d’audit du Contrôle fédéral des finances (CDF) sur l’Etude de coûts 2016 (EC16) suit une logique rationnelle dans sa plus grande partie. Dans son évaluation de l’Etude de coûts 2016, il rejoint pour l’essentiel l’évaluation des coûts effectuée par les contrôleurs externes indépendants, qui avaient déjà jugé l’évaluation des coûts comme solide, consistante et transparente, et les coûts liés aux risques comme complets. Sur quelques points, peu nombreux mais déterminants, swissnuclear ne partage toutefois pas le point de vue du CDF :

  • L’Etude de coûts 2016 inclut déjà tous les risques imaginables. Le CDF confirme qu’un supplément de sécurité forfaitaire de 30% des coûts totaux n’est plus justifié. Il demande malgré tout un supplément, sans toutefois le préciser. Un tel supplément n’est ni nécessaire, ni objectivement justifiable. Car l’EC16 comprend déjà, en plus des coûts de base, un important poste de coûts présentant de manière détaillée et couvrant intégralement les imprécisions des prévisions et tous les risques imaginables.
  • La fixation, recommandée par le CDF, d’une date fixe pour la mise en service des dépôts en couches géologiques profondes représente, à l’heure actuelle, une restriction inutile. Le cadre temporel est suffisamment pris en compte dans le programme de gestion de déchets de la Nagra et sera défini de manière encore plus détaillée dans la troisième étape de la procédure du plan sectoriel.

Les fonds tiennent le cap

Comme l’a également relevé le CDF, l’évolution des fonds dépasse les rendements réels attendus. L’horizon de placement d’environ 100 ans de ces fonds est extrêmement long. Et ils tiennent le cap : fin 2017, leur avoir était, au total, de 800 millions de francs supérieur au montant cible exigé par la Confédération. Et il n’y a pas lieu de s’attendre à des lacunes de couverture dues à une évolution négative des rendements.

Enfin, les coûts de désaffectation et de gestion des déchets sont réévalués tous les cinq ans. D’éventuelles variations des coûts seront prises en compte lors des nouvelles définitions des contributions. Par ailleurs, les exploitants de centrales nucléaires supportent les risques liés au financement de la désaffectation et de la gestion des déchets, indépendamment de l’avoir des fonds.

 

Pour de plus amples renseignements: medien@swissnuclear.ch, tél. 062 205 20 18

09. mai 2018

Étude de coûts 2016: Les exploitants des installations nucléaires déposent un recours contre la décision du DETEC

Le 12 avril 2018, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a reconnu la bonne qualité de l’étude de coûts 2016 et a décidé de suivre les évaluations des experts indépendants et de la commission du fonds de désaffectation des installations nucléaires et du fonds de gestion des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires (STENFO). Il a toutefois décidé d’augmenter le coût prévisible pour la désaffectation des centrales nucléaires et la gestion des déchets radioactifs de 1,1 milliard de franc par rapport au montant proposé par STENFO. Les exploitants des centrales nucléaires suisses ont décidé de déposer un recours contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral.

L’étude de coûts 2016 est compréhensible et a été réalisée dans le respect des prescriptions légales. L’ensemble des organes de contrôles reconnaissent que les coûts ont été correctement calculés, et acceptent l’étude. En dépit de cela, à la fin d’un processus qui aura duré plus de cinq ans, le DETEC a décidé d’augmenter les coûts prévisibles d’ 1,1 milliard de francs, de sorte qu’un scénario de coûts plus élevé a systématiquement été adopté pour les aspects «indemnités», «dépôt combiné» et «prairie verte». Cette décision représente des frais supplémentaires n’apportant en rien un gain de sécurité.

Cela va à l’encontre de la méthode définie et des prescriptions relatives à la nouvelle estimation des coûts, et tout particulièrement de l’évaluation de ces risques. Les exploitants remettent en cause la justification technique et l’objectivité de la décision du DETEC. Celle-ci leur impose d’augmenter leurs contributions au fonds de désaffectation des installations nucléaires et au fond de gestion des déchets radioactifs. Afin de continuer à garantir les droits des propriétaires, les exploitants n’ont pas d’autre choix que de déposer un recours contre la décision du DETEC.

Les requérants sont les propriétaires des installations concernées: Power AG (centrale nucléaire de Beznau I et II), BKW Energie SA (centrale nucléaire de Mühleberg), Kernkraftwerk Gösgen-Däniken AG et Centrale Nucléaire de Leibstadt SA, ainsi que Zwischenlager Würenlingen AG.

Dans le cadre du financement de la désaffectation des installations nucléaires et de la gestion des déchets radioactifs, les exploitants remplissent leurs devoirs légaux de manière fiable: l’étude de coûts 2016 est solide, les risques sont suffisamment pris en compte et évalués, et le financement de la désaffectation et de la gestion des déchets est bien en place.

Pour de plus amples renseignements: communication swissnuclear, tél. 062 205 20 18, medien@swissnuclear.ch.

12. avril 2018

Fixation des coûts pour la désaffectation et la gestion des déchets par le DETEC: Une évaluation divergente guère justifiable

Swissnuclear se félicite de ce que le DETEC reconnaisse la bonne qualité de l’étude de coûts 2016 et suive les évaluations des experts indépendants et de Stenfo. Il lui semble d’autant plus difficilement compréhensible et surprenant pour cette évaluation que le DETEC s’empare de trois aspects individuels et émette pour ceux-ci un autre avis.

Swissnuclear a mis en œuvre la répartition et la structure des coûts prescrites par le législateur et établi une estimation transparente et compréhensible des coûts de désaffectation et de gestion des déchets. L’élément central de cette méthodologie était l’évaluation des probabilités de survenance des chances et des risques, que swissnuclear a définies sans parti pris. Cet état de fait a été pris en compte par les vérificateurs indépendants de STENFO et légèrement adapté. Dans la décision actuelle du DETEC, c’est toutefois le scénario de coûts le plutôt élevé qui a systématiquement été adopté pour les aspects «indemnités», «dépôt combiné» et «prairie verte». Cela à l’encontre de la logique de la nouvelle estimation des coûts et tout particulièrement de l’évaluation de ces risques. Aux yeux de swissnuclear, il s’agit là d’une ingérence sous-tendue par des motivations politiques dans l’estimation des coûts, qui ne peut guère être justifiée solidement d’un point de vue technique.

Aux côtés des exploitants responsables de la gestion des déchets, Swissnuclear tirera les conséquences nécessaires et étudiera la suite de la procédure.

Pour de plus amples renseignements: swissnuclear, tél. 062 205 20 18, medien@swissnuclear.ch.

21. mars 2018

Beznau-1 injecte de nouveau de l’électricité dans le réseau: Un gain dans la sécurité de l’approvisionnement

Après la reconnaissance du justificatif de sécurité fourni par Axpo, exploitante de la centrale nucléaire de Beznau (KKB), l’IFSN a octroyé le 19 mars 2018 le permis d’exécution pour le redémarrage. Depuis le 20 mars 2018, la centrale nucléaire de Beznau-1 est de nouveau dans le réseau et y injecte de l’électricité. Une bonne nouvelle pour la sécurité de l’approvisionnement en Suisse, car l’électricité de Beznau, en hiver tout particulièrement, nous rend moins dépendants des importations.

La sécurité de la cuve de réacteur de la KKB-1 a été démontrée de façon vérifiable selon un ensemble de dispositions nationales et internationales, comme le confirme l’autorité de surveillance IFSN. La KKB-1 a été autorisée consécutivement à reprendre sa production et peut générer près de 3000 gigawattheures par an de courant électrique. Elle couvre ainsi les besoins en électricité de plus d’un demi-million de ménages. Du point de vue de la sécurité de l’approvisionnement aussi, il s’agit d’une bonne nouvelle car en hiver en particulier, la Suisse doit recourir depuis longtemps à des importations d’électricité.

En hiver, près de la moitié de l’électricité est issue des centrales nucléaires
Lors de la vague de froid de début mars, la production nationale d’électricité de la Suisse s’est une fois de plus révélée insuffisante lorsque les températures restaient inférieures à zéro pendant plusieurs jours et que la consommation de courant augmentait de ce fait. Un courant fourni de manière fiable est donc recherché et cher. Il peut ainsi arriver que les centrales nucléaires, lors des journées particulièrement froides, couvrent jusqu’à 50% des besoins d’électricité en Suisse. Tant que les énergies renouvelables ne seront pas encore assez développées, nous aurons cruellement besoin de l’énergie nucléaire respectueuse du climat. Et d’autant plus si l’on souhaite éviter que l’approvisionnement en électricité de la Suisse ne soit de plus en plus dépendant des importations. Les centrales nucléaires suisses sont donc une composante importante de la stratégie énergétique de la Confédération.

Maintenance, gestion du vieillissement et rééquipement exemplaires
Les deux réacteurs de Beznau font partie des installations les plus anciennes au monde. Ils ont été rééquipés en continu d’après l’état le plus récent de la technique, soigneusement entretenus et totalement modernisés. Au bout de quelque cinq décennies, ils répondent ainsi encore à l’ensemble des exigences légales et réglementaires.

En 2017, les centrales nucléaires suisses ont fait parvenir à l’IFSN leur gestion systématique du vieillissement dans le cadre d’une vérification européenne assurée par l’European Nuclear Safety Regulator Group (ENSREG). L’évaluation du programme suisse de vieillissement (AMP) par l’IFSN s’est révélée positive. Ce programme repose sur de vastes contrôles de l’IFSN et sur un processus de développement de longue date déjà prescrit par la loi depuis 1991. L’AMP est ainsi devenu une partie constitutive de la haute culture de sécurité. La surveillance du vieillissement dans les centrales nucléaires suisses est mise en œuvre selon les prescriptions réglementaires et légales et développée en continu.

Pour de plus amples renseignements : communication, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

02. mars 2018

Prise de position concernant l’étape 2 du plan sectoriel dépôts en couches géologiques profondes: Un rapport sur les résultats compréhensible

L’affinement du choix des domaines d’implantation dans le cadre de la deuxième étape du plan sectoriel dépôts en couches géologiques profondes est fondamentalement compréhensible. Dans l’optique de la troisième étape, swissnuclear demande que seuls des critères liés à la sécurité technique soient déterminants pour le choix du site et l’aménagement des installations de surface.

La procédure du plan sectoriel dépôt en couches géologiques profondes est un instrument totalement adapté pour le choix d’un site. Ainsi, les décisions figurant dans le rapport sur les résultats relatif à l’étape 2 du plan sectoriel dépôt en couches géologiques profondes sont fondamentalement compréhensibles. Concrètement, swissnuclear juge en effet les domaines d’implantation «Zurich nord-est» et «Jura-est» appropriés pour la poursuite des examens. Par rapport à celles-ci, «Nord des Lägern» présente des inconvénients, raison pour laquelle ce site ne doit pas être étudié plus avant.

La sécurité à long terme est le critère déterminant

Sous la houlette de l’OFEN, l’étape 3 doit être mise en œuvre de manière efficiente selon le calendrier prévu. Il convient de noter, pour cette étape également, que seuls des critères liés à la sécurité technique doivent être pris en compte pour les futures décisions. Cela en particulier pour déterminer s’il convient de construire deux dépôts séparés ou un seul combiné. Du point de vue de la sécurité technique, la réalisation de deux dépôts séparés n’a pas lieu d’être.

Plus d’influence pour les communes

Plus la procédure avance, plus il est essentiel d’inclure les préoccupations des communes d’infrastructure. Leur influence doit donc être renforcée au cours de l’étape 3 vis-à-vis de celle des conférences régionales.

Pour plus de renseignements: communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

01. février 2018

En 2017, les centrales nucléaires ont produit près d’un tiers de l’électricité suisse

En 2017, les cinq centrales nucléaires suisses ont produit 19548 gigawattheures nets (GWh) d’énergie en ruban respectueuse du climat. La production nucléaire a ainsi été de nouveau légèrement inférieure à celle de l’année précédente (20’309 GWh). Mais avec cette part dans la production nationale, les centrales nucléaires suisses contribuent encore largement à la sécurité de l’approvisionnement.

 

Au total, les centrales nucléaires suisses ont produit en 2017 19’548 GWh nets d’électricité (année précédente 20’309 GWh). Sont ici inclus 96 GWh que les centrales nucléaires de Beznau-2 (26 GWh) et Gösgen (70 GWh) ont pu injecter sous la forme de chauffage urbain au profit de bâtiments d’habitation et d’entreprises commerciales de la région. La mise à profit de cette vapeur de chauffage a permis d’économiser 80’000 tonnes d’émissions de CO2 par rapport à la combustion de fuel.

La production nucléaire est nettement inférieure à celle de la moyenne à long terme, d’env. 25’000 GWh. A l’exception d’un arrêt en raison d’une petite fuite d’huile dans le domaine non nucléaire, la centrale nucléaire de Beznau-2 a enregistré une année d’exploitation sans dérangement. De même, la centrale nucléaire de Mühleberg a passé une année d’exploitation – son antépénultième– sans perturbation. Par ailleurs, la centrale nucléaire de Gösgen a pu fonctionner à pleine charge en 2017, à l’exception des abaissements de puissance prévus. En revanche, Beznau-1 est restée arrêtée durant toute l’année en raison d’importants contrôles dans le cadre de la démonstration de sécurité pour la cuve de réacteur. De plus, du début d’année au 17 février, la centrale nucléaire de Leibstadt est restée à l’arrêt en raison des oxydations locales constatées l’année dernière sur les barres de combustibles. L’installation a ensuite été exploitée à puissance de réacteur réduite. Cette mesure d’accompagnement et le fait que les assemblages combustibles n’ont pas été livrés conformément aux spécifications, et dont le remplacement a retardé la reprise après la révision annuelle principale, ont réduit la production de la KKL de près d’un tiers au total.

Pas d’incidents importants du point de vue de la sécurité

Les 29 événements soumis au devoir de notification de l’année 2017 ont été classés par l’IFSN au niveau 0 de l’échelle INES, soit sans incidence sur la sécurité nucléaire. La protection du personnel et de la population contre le rayonnement a été assurée à tout moment. Comme dans les années précédentes, les émissions de substances radioactives via les eaux usées et l’air vicié étaient nettement en dessous des valeurs limites.

Des investissements considérables à nouveau

Durant les révisions annuelles, outre le remplacement des assemblages combustibles et les vastes programmes de contrôle, les nécessaires travaux de maintenance ont été entrepris sur différents éléments. De plus, il a été investi dans la modernisation et la sécurité des installations:

  • Leibstadt: les séparateurs d’eau / resurchauffeurs intermédiaires ont été remplacés, deux gros composants de chacun environ 240 tonnes, livrés en quatre parties individuelles et montés sur place.
  • Gösgen: les joints de soudure et le matériel de base de la cuve de réacteur ont été vérifiés aux ultrasons et quatre contrôles d’étanchéité trimestriels ont été réalisés sur le confinement. Pour l’exploitation à long terme de l’installation, la machine de charge des assemblages combustibles a été remise à l’état le plus actuel de la technique.
  • Mühleberg: même si cette installation arrête son fonctionnement en puissance fin 2019, la robustesse de l’alimentation électrique de secours  a encore été accrue.
  • Beznau 2: la robustesse antisismique du système primaire auxiliaire d’eau de refroidissement a été augmentée et les systèmes d’alimentation en courant continu ont été totalement renouvelés. Par ailleurs, les piscines de combustibles des deux blocs ont été équipées en sus de dispositifs de température et de niveau résistants aux incidents.

Un lieu de travail et de rencontre attrayant

A la fin de l’année, les centrales nucléaires suisses employaient 1894 collaborateurs (année précédente 1893) dans 1843,4 emplois à plein temps, dont 60 jeunes en formation, notamment d’automaticiens, d’électroniciens, de polymécaniciens, d’employés de commerce, d’informaticiens, de laborantins et de logisticiens. En 2017, près de 32’300 personnes (année précédente 39’000 personnes) ont fréquenté une centrale nucléaire suisse, que ce soit pour une visite guidée de l’exposition, une visite de l’installation, une formation continue ou une manifestation publique.

Chiffres de production des centrales nucléaires suisses 2017 en détail (y c. fourniture de chaleur)

 

GWh bruts

GWh nets

Disponibilité en temps en %

 

2017

2016

2017

2016

2017

2016

Beznau-1 (KKB-1)

0

0

-15,823

-12,083

0

0

Beznau-2
(KKB-2)

2932,717

3’175,815

2792,940

3’048,366

88,3

96,5

Mühleberg (KKM)

3111,150

3’077,620

2998,195

2’964,167

92.9

92,2

Gösgen
(KKG)

8583,952

8’668,128

8154,300

8’233,250

93.0

93,7

Leibstadt (KKL)

5’953,113

6’403,399

5618,752

6’075,415

61.3

58,6

Total CH

20580,932

21’324,962

19548,364

20’309,115

67.1

68,3

Pour plus de renseignements: communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

14. décembre 2017

La population suisse apprécie les avantages de l’énergie nucléaire

Au cours des dernières années, l’économie et la société ont découvert, et apprécié, les avantages de l’énergie nucléaire: une sécurité d’approvisionnement élevée, des prix de l’électricité bas, un site de production attractif, et un fonctionnement sans combustible fossile. Environ 85% des citoyennes et citoyens suisses en sont convaincus. 87,8% des personnes interrogées pensent que l’économie helvétique a également profité de ces avantages. C’est ce que révèle la dernière enquête menée par l’institut d’étude du marché Demoscope pour le compte de swissnuclear.

 

A l’automne 2017, pour la 18e fois, l’institut d’étude de marché Demoscope a réalisé pour le compte de swissnuclear une enquête représentative auprès de 2202 personnes résidant dans toute la Suisse. Avec cette enquête annuelle, swissnuclear souhaite cerner l’état d’esprit dominant dans la population helvétique par rapport à l’énergie nucléaire.

L’énergie nucléaire a de solides atouts
Les nouveaux résultats montrent que la population est consciente des avantages importants de l’énergie nucléaire. Les personnes interrogées ont indiqué que, ces dernières années, l’économie et la population en avaient le plus profité grâce à une haute sécurité de l’approvisionnement (l’économie pour 80,6% des sondés, la population pour 81%) et aux bas prix de l’électricité (l’économie pour 75,9% des sondés, la population pour 71,8%). 58,6% des personnes interrogées (58,0% l’année précédente) affirment également que l’énergie nucléaire est plutôt avantageuse. La population a en outre profité de la moindre consommation de combustibles fossiles rendue possible par l’énergie nucléaire (66,9% des sondés). La moitié des personnes interrogées sait également que l’énergie nucléaire ne produit que peu de gaz à effet de serre. Le fait que l’énergie nucléaire rende le site de production suisse plus attractif est considéré comme un avantage supplémentaire pour l’économie (45,3% des sondés).

Continuer à profiter des avantages
Des votes clairs se manifestent également à propos de la sécurité des centrales nucléaires suisses: 66,5% (70% l’année précédente) des personnes interrogées considèrent que les installations existantes sont plutôt sûres, voire très sûres. Et 64,5% de la population (64,3% l’année précédente) souhaitent la poursuite de l’exploitation des centrales nucléaires tant qu’elles sont sûres. Avec 54,6% (56,1% l’année précédente), une bonne moitié des personnes interrogées affirment que les centrales nucléaires sont nécessaires à l’approvisionnement en électricité de la Suisse. Et avec les progrès technologiques, 53,7% accorderaient même une nouvelle chance à l’énergie nucléaire.

Dans le cadre de la stratégie énergétique 2050, les centrales nucléaires suisses apportent également leur contribution à la sécurité de l’approvisionnement de la Suisse, à l’attractivité du pays comme place industrielle et à l’atteinte des objectifs helvétiques en matière de protection du climat. Pour que cela reste possible, les conditions-cadres qui régissent l’exploitation des centrales nucléaires ne doivent cependant pas continuer à être compliquées par des considérations politiques.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires: Ruth Williams, communication, tél. 062 205 20 18, ruth.williams@swissnudear.ch  

12. décembre 2017

Swissnuclear devient une association indépendante

Les exploitants des centrales nucléaires suisses se réorganisen. Depuis octobre, Swissnuclear représente en tant que nouvelle association de branche les exploitants des centrales nucléaires suisses. Juridiquement, swissnuclear est maintenant constituée en association et va fédérer plus étroitement et défendre plus activement les intérêts des exploitants des centrales nucléaires suisses.

Pendant quinze ans, swisselectric a défendu en tant qu’association les intérêts des entreprises du réseau d’interconnexion suisse d’électricité. Elle s’est dissoute fin septembre 2017, rendant nécessaire la reconstitution de swissnuclear, l’ancienne section de l’énergie nucléaire de swisselectric. Les quatre entreprises membres de swissnuclear – Axpo Power AG, BKW Energie SA, Centrale Nucléaire de Leibstadt SA et Kernkraftwerk Gösgen-Däniken AG – poursuivront maintenant leur étroite collaboration dans le domaine de l’énergie nucléaire au sein de leur propre association. Michaël Plaschy assure la présidence de swissnuclear, Philippe Renault sa direction.

Des objectifs clairs
swissnuclear défend les intérêts communs des sociétés exploitantes des installations nucléaires suisses. L’association propose un dialogue objectif aux milieux intéressés. Elle continuera également à soutenir les installations nucléaires suisses pour permettre une exploitation sûre et durable et pour traiter les thèmes d’importance stratégique majeure comme la désaffectation des installations et l’élimination des déchets. Compte tenu des nombreux défis imposés par le marché, les milieux politiques et le régulateur, la collaboration de la branche de l’énergie nucléaire est indispensable.

Engagement en faveur de bonnes conditions-cadres
swissnuclear s’engage en faveur de l’exploitation sûre à long terme des centrales nucléaires suisses et en faveur de conditions-cadres durables. L’énergie nucléaire reste un avoir central dans le portefeuille des groupes exploitants: la centrale nucléaire la plus récente va probablement continuer à produire de l’électricité jusqu’au milieu de ce siècle, et l’élimination des déchets occupera la Suisse pendant encore une centaine d’années. Dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050, les centrales nucléaires suisses contribueront également à garantir l’approvisionnement pendant des décennies avec une charge de base respectueuse du climat, au moins jusqu’à ce que les objectifs d’extension des nouvelles énergies renouvelables de la Confédération soient atteints.

Afin que le fonctionnement durable – nécessaire – des installations soit garanti, swissnuclear s’oppose aux augmentations des tarifs de l’énergie nucléaire, motivées par des considérations politiques. Ainsi, les dispositions plus strictes relatives au financement de la désaffectation des installations et de l’élimination des déchets ne sont ni nécessaires ni judicieuses: les coûts sont évalués de manière globale tous les cinq ans, ils sont contrôlés par des experts indépendants, et les contributions pour les fonds de désaffectation et de gestion des déchets nucléaires sont adaptées si besoin est. L’étude de coûts 2016 (ECS16) actuelle a ainsi été restructurée selon les directives de la Confédération et présente désormais de manière complète et détaillée les coûts associés aux risques. De cette manière, les directives du Conseil fédéral sont également respectées et le supplément de sécurité de 30% devra être supprimé dans le cadre de la prochaine révision de l’ordonnance sur le fonds de désaffectation et le fonds de gestion (OFDG).

 

Renseignements supplémentaires: Ruth Williams, tél. 062 205 20 18, ruth.williams@swissnuclear.ch

30. juin 2017

Une exploitation sûre des centrales nucléaires suisses en 2016

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN a attesté aux centrales nucléaires suisses une exploitation sûre pour l’année 2016. Elle juge l’état de technique de sécurité des installations bon et élevé.

L’évaluation de la sécurité de l’exploitation des centrales nucléaires suisses en 2016 par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN s’est révélée globalement positive. Aucun arrêt automatique ni incident d’importance pour la sécurité des personnes et de l’environnement n’ont été recensés. Les exigences légales en termes de sécurité ont toujours été respectées. Les exploitants des centrales nucléaires suisses prennent note de cette évaluation avec satisfaction.

Durant l’année 2016 sous revue, les centrales nucléaires de Beznau (tranche 2), Mühleberg et Gösgen ont reçu les évaluations «bien» et «élevée» de l’IFSN. C’est aussi le cas pour la centrale nucléaire de Leibstadt, sauf en ce qui concerne le respect des dispositions liées au dimensionnement jugé «satisfaisant». Cela en raison des constats sur des assemblages combustibles, qui sont encore approfondis à l’heure actuelle. L’IFSN a renoncé à une évaluation de la tranche 1 de la centrale nucléaire de Beznau, car celle-ci n’était pas raccordée au réseau durant l’année d’exploitation 2016.

Dans son évaluation de la sécurité des centrales nucléaires, l’IFSN porte une appréciation globale portant sur le respect des dispositions liées au dimensionnement, au fonctionnement, à l’état et au comportement des installations, ainsi qu’à l’état et au comportement des employés et de l’organisation. Dans le cadre de près de 450 inspections annoncées ou non et de différentes démonstrations demandées aux exploitants par l’IFSN, cette dernière a pu une nouvelle fois se convaincre de la sécurité des centrales nucléaires suisses.

La sécurité des centrales nucléaires suisses jouit de la plus haute priorité des exploitants et de l’IFSN. A l’aide de rééquipements continus, d’une culture élevée de la sécurité et d’une surveillance stricte des centrales nucléaires suisses, cette sécurité peut être assurée année après année. Selon Hans Wanner, directeur de l’IFSN, les nombreuses vérifications des dernières années ont montré que les centrales nucléaires suisses disposaient d’une haute sécurité.

Des détails concernant l’évaluation des installations figurent dans le Rapport de surveillance 2016 de l’IFSN.

Pour plus de renseignements: Communication swissnuclear, tél. 062 205 20 10, medien@swissnuclear.ch.

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